Spectacle débat : Migrations

À partir de l’oeuvre théâtrale RIVERAINES

Le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) en partenariat avec
la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et l’équipe de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) de L’Olivier de la Trinité de Nice vous convie à la représentation de la pièce de théâtre RIVERAINES qui sera suivi d’un débat le 19 juillet 2024 à 19h au 109, 89 route de Turin à Nice

Riveraines est une création de la compagnie Mi-Fugue Mi-Raison avec qui le CI3P a déjà collaboré à partir de leur oeuvre théâtrale SPECULUM. Riveraine est jouée par Delphine Biard, Mia Delmaës, Flore Grimaud et Caroline Sahuquet avec Flore Grimaud, Caroline Sahuquet et en alternance Delphine Biard ou Cécile Martin. Collaboratices de recherche Clélia Gasquet-Blanchard et Garda Delépine-Riveraines, fruit de 2 ans d’enquêtes, met en lumière les trajectoires migratoires de femmes enceintes ou mères de très jeunes enfants et les dysfonctionnements systémiques du monde médico-social auxquels elles sont confrontées. Elle nous donne à voir et à réfléchir autant de la violence subie par ces femmes que par celles, travailleuses sociales et professionnelles de santé, qui les accompagnent tant bien que mal dans leur parcours semé d’embuches. Riveraines montre aussi le lien, la solidarité, la force jour après jour.

Cette oeuvre est suivie d’un échange avec le public présent.

Le N° 7 de la revue

Ce premier numéro de l’année 2024 propose quatre articles.

Les deux premiers prolongent des communications réalisées lors du colloque du 4 décembre 2023 dans le cadre de l’axe de recherche juridique et éthique sur la place du patient au 21ème siècle.

Le premier est issu du groupe de travail réuni par le ministère de la santé en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, des membres de l’association française des étudiants en médecine de France (ANEMF), un membre de la conférence des doyens de facultés de médecine, des organisations mobilisant des patients et des associations de patients sans que cette liste citée soit exhaustive.

Le second article propose un mode d’emploi actuel pour les patients impliqués en ETP en fonction de leur régimes socioprofessionnels particulier. Une proposition faites par le Pôle ETP de Bretagne.

Un article nous vient de Suisse à partir des enquêtes SCAPE pour palier le manque de PREM’S en oncologie, selon une approche qui intègre un premier degré de partenariat en recherche.

Le dernier article propose, à partir d’une étude réalisée par le Centre Régional d’Education à la Santé de la région Provence Alpes Côte d’Azur (CRES PACA) sur ce que sont devenus les patients diplômés par l’université des patient de l’Université Aix Marseille, adaptée aux formation à l’Art du Soin en partenariat avec le patient d’Université Côte d’Azur.

4ème colloque de recherche juridique et éthique: appel à communication

ARGUMENTAIRE ET APPEL À COMMUNICATION DU
4ème COLLOQUE DE RECHERCHE JURIDIQUE ET ETHIQUE

SUR LA PLACE DU PATIENT AU 21ème SIECLE

Alors que l’année 2023 a vu des rapports publiés sur le patient partenaire (Ministère de la santé 2023[1], CNOM, 2023[2]), que l’académie de médecine a présenté le 23 janvier dernier au ministère de la santé une réflexion sur cette dernière figure de patient et sur les médiateurs dans le domaine de la santé (Berkesse et al, 2023)[3], que l’Académie de Médecine a présenté le 23 janvier dernier au Ministère de la Santé une réflexion sur cette dernière figure de patient, le Centre de Recherche Juridique Paris 8 (CRJP8) et le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patents et le Public (CI3P) d’Université Côte d’Azur ont décidé pour le 4ème colloque de recherche juridique et éthique initié au sein de l’axe de recherche sur la place du patient au 21ème siècle de questionner ces nouvelles figures et leurs fonctions à partir de ce titre :

Médiateur de santé publique/de santé pair et patient partenaire

Alors que lors de la 1ère décennie du 21ème siècle, l’Université Paris 8 dans le cadre de la formation continue a initié des formations sur la médiation et que le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur propose de développer une culture du soin en partenariat avec les patients, il est apparu pertinent au vu des rapports publiés de questionner ces nouvelles approches afin de définir ou de cerner les points communs et différences dans ce qu’ils proposent.

L’UFR droit de l’université Paris 8 a créé en 2005 un diplôme universitaire puis des formations intitulées  « information, médiation et accompagnement en santé »[1]. Elle reprenait une première initiative en prolongement du sentiment de nécessité de former des médiateurs de santé publique à la fin du 20ème siècle. Une entreprise réalisée à l’université Paris 7 par l’Institut Médical d’Epidémiologie Appliquée (IMEA) (DGOS, 2006[4]; HAS, 2007[5]).

Dans l’esprit de Paris 8, il était alors question de répondre à une commande sociale spécifique issue des états généraux avec les malades du cancer et principalement de la mesure 42 du 1er plan cancer[2]. Une formation qui au fil des ans s’est ouverte, comme celle de l’IMEA à d’autres problématiques de santé et à d’autres populations.

Or, à la fin de la première décennie de ce siècle, le Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé Europe en santé mentale s’est intéressé à l’approche proposée et, après y avoir envoyé étudier des personnes vivant avec des troubles psychiques, a proposé une rencontre avec l’équipe pédagogique afin de coconcevoir une formation diplômante inter-universitaire de Médiateur de santé pair dans le domaine de la santé mentale sur les bases de la formation créée en 2005 (Lunel, 2020)[6].

Ce fut la première formation interuniversitaire de pairs aidants en santé mentale de France. Un processus de formation par alternance et d’intégration de pairs aidants dans le système de santé fut ainsi engagé et donna lieu quatre ans plus tard à un rapport de cette expérimentation (Roelandt et al. 2014).[7]  Depuis de nombreuses formations de pair-aidance en santé mentale ont vu le jour et la question de la pair- aidance comme de la médiation en santé s’est développée auprès d’autres populations comme par exemple actuellement auprès des personnes concernées par un cancer ou dans le domaine de la précarité comme le programme mondial « Housing First » (2018)[8] et sa déclinaison en France sous l’appellation « un chez soi d’abord » (Laval, 2022)[9]

C’est de cette rencontre que la première formation de médiation de santé pair en santé mentale, dans un cadre inter-universitaire (Paris 8 – Centre hospitalier de Sainte-Anne à Paris, Lille et Marseille) mobilisant ouvertement des personnes directement concernées par des troubles psychique fut organisée.

C’est également au cœur de la formation qui inspira la formation en alternance à la médiation de santé pair que les premiers travaux académiques sur les patients formateurs auprès des étudiant en médecine ont été menés (Flora, 2007[10]; 2010[11]), des travaux qui ont participé à ce qu’une 2019 une loi soit adoptée visant à ce que les UFRs de médecine favorisent l’implication des patients dans les cours théoriques et pratiques[3].

Un cadre législatif qui a été repris quatre ans plus tard, pandémie mondiale oblige, pour que des recommandations soient publiées par le ministère de la santé et de la prévention pour accompagner les institutions dans cette démarche et dont un comité de suivi poursuit l’accompagnement des mesures à adopter en 2024.

C’est également de ses premiers travaux dont est issus le processus qui permit pour partie d’éclairer les savoirs expérientiels de patients (Jouet et al, 2010)[12]. Des savoirs qui avec les compétences des patients leur permettent de mobiliser des savoirs et de les socialiser (Flora, 2012[13]; 2015[14]; DCPP, 2015[15]), ce qui constitue la base de l’assise conceptuelle de l’approche du partenariat de soin avec le patient (Karazivan et al, 2015[16]; Pomey et al, 2015[17]) ou approche patient partenaire de soin telle qu’étudiée par quatre états membres de l’Union Européenne financée par le programme INTERREG (Consortium INTERREG, 2020)[18].

C’est donc de cette histoire qui accompagne le développement de la santé publique composant avec la démocratie en santé que s’organise avec les personnes concernées l’adaptation du système de santé, du médico-social et de la société dans le domaine de la santé et de la solidarité. C’est ce qui amène ce 4ème colloque de recherche juridique et éthique à l’appel à soumission pour communication de ce colloque qui sera organisé sur le campus Condorcet en Île-de-France en décembre 2024.

RETROUVER L’ENSEMBLE DES INFORMATIONS SUR CE COLLOQUE SUR LE SITE SCIENCESCONF.ORG DU CNRS EN CLIQUANT ICI

L’appel à communication

Les communications attendues peuvent mettre en lumière les actions de médiation dans le domaine de la santé, qu’elles soient issues de la médiation de santé publique, de la médiation de santé pair comme d’analyses critiques sur les actions et le cadre législatif existant ou de ce qu’il serait nécessaire d’adopter.

Elles peuvent concerner des patients partenaires pour leurs propres soins, leur participation à l’enseignement, les milieux de soin, la cité ou la recherche. Il peut également être question de traiter de parallèles et de différences, de comparaisons entre ses nouvelles figures agissant dans le domaine de la santé et du social, ou encore des politiques de santé qui les encadrent comme du manque de politiques de santé à cet égard.

Cet appel à communication de ce 4ème colloque de recherche juridique et éthique sur la place des patients au 21ème siècle s’oriente donc sur

  • les travaux de recherche, y compris ceux qui seraient contradictoires ou comparatifs.
  • les dispositifs mis en place de patients mobilisés dans l’intérêt général éclairant leurs statuts socioprofessionnels sous toutes les formes développées et dans leur diversité.
  • Les travaux de recherche et dispositifs de mise en œuvre de modifications législatives et réglementaires.
  • Les expériences de mises en place ou en cours éclairant les difficultés ou empêchements d’organisations socioprofessionnelles
  • Les travaux de recherche éthique sur ces « nouvelles pratiques »

Modalités de soumission

La forme des soumissions doit comprendre un résumé de 300 à 350 mots, le nom de l’auteur ou des auteurs avec coordonnées courriel de l’auteur principal, l’affiliation s’il y a lieu, le titre de la communication, cinq mots clés, la bibliographie s’il en existe une. Les communications retenues pourront être prolongées par un article dans un numéro spécial ou un ouvrage collectif.

Les articles qui prolongent les communications sont un invariant de cet axe de recherche avec les publications des colloques précédents publiés dans les revues suivantes

Soumission à envoyer au courriel accessible en cliquant ici

Le 1er colloque de 2020 a donné lieu publication dans la revue Le partenariat de soin avec le patient: analyses n°2.[4]

Le second colloque de 2022 a donné lieu à publication au journal du droit de la santé et de l’assurance maladie n°36.

Le 3ème colloque donne lieu à publication ( en cours de rédaction puis de publications) à des actes qui paraîtront aux éditions Hospitalières.

Le site du colloque : le campus Condorcet, plus grande concentration de chercheurs en sciences humaines et sociale d’Europe
Campus Condorcet
8, cours des Humanités
93322 Aubervilliers CEDEX

La date : Le lundi 16 décembre 2024

Bibliographie


[1] Diplôme Universitaire et Maîtrise/Master 1 de droit de la santé

[2] Cette mesure 42 relevait d’une demande des malades de pouvoir s’entretenir sur les traitements et la vie avec la maladie au sein de l’établissement dans lequel ils sont soignés avec des professionnels non impliqués dans leur parcours de soin.

[3] Article 23 de la Loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et la transformation du système de santé : les UFRs médicale doi[ven]t favorise[r] la participation des patients dans les cours pratiques et théoriques

[4] Cette revue aujourd’hui intégrée à la plateforme numérique de sciences ouvertes Episciences, un réseau coordonnée par le CNRS et créé avec l’INRIA  et l’INRAE), elle initie l’epi « sciences de la santé ».


[1] Thomas B., Fourcade A. Morlat P. (Dir.) (2023). Etat des lieux et perspectives pour le déploiement de la participation des patients dans la formation initiale des médecins. Ministère de la santé et de la prévention. France.

[2] CNOM (2023). Le patient partenaire. Commission des relations avec les associations de patients et d’usagers Section Éthique et Déontologie du Conseil de l’Ordre des Médecins

[3] Berkesse A., Denormandie P., Henry E., Tourniaire N., Belkhir F. (2023). La médiation en santé : un levier relationnel de lutte contre les inégalités sociales de santé à consolider. Rapport IGAS de juillet 2023 ( Inspection Générale des Affaires Sociales).

[4] DGS (2006), Evaluation des actions de proximité des médiateurs de santé publique et de leur formation dans le cadre d’un programme expérimental mis en œuvre par l’IMEA, Paris, Direction générale de la santé.

[5] HAS (2007). La médiation en santé pour les personnes éloignées des systèmes de prévention et de soins. Référentiel de compétences, formation et bonnes pratiques. Octobre, Haute Autorité de Santé.

[6] Lunel A. (2021). Du patient formateur au médiateur de santé pair : histoire d’une formation ancrée dans la cité. Pratiques de formation : Analyses. N° 2, pp. 8-24.

[7] Roelandt J.-L., Staedel B., Rafael F., Marsili M., François G., Le Cardinal P., Desmons P. (2014). Programme Médiateurs de santé/pairs : Rapport final de l’expérimentation 2010-2014. Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale, EPSM Lille Métropole.

[8]  Estecahandy P., Laval C. (Dir.) (2018). Housing First. Au-delà du sans-abrisme et de la psychiatrie. Vie sociale 2018/3-4 (n° 23-24), Toulouse. Erès.

[9] Laval, C. (2022). Un chez-soi d’abord : retour sur une expérience de recherche. Dans : Nicolas Chambon éd., La politique du Logement d’abord en pratique (pp. 33-40). Presses de Rhizome. 

[10] Flora L. (2007). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine. Maîtrise, en droit de la santé, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8

[11]  Flora L. (2010). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : un concept effectif. Revue Générale de Droit Médical (RGDM), N° 34, mars 2010, éditions Les études hospitalières, Bordeaux, pp.115-135

[12] Jouet E., Flora L., Las Vergnas 0. (2010). « Construction et Reconnaissance des savoirs expérientiels des patients ». Note de synthèse du N°, Pratique de formation : Analyses, N°58/59, Saint Denis, Université Paris 8, pp. 13-94

[13]  Flora L. (2012). Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet.

[14] Flora L. (2015), Un référentiel de compétences de patient : pour quoi faire ? Du savoir expérientiel des malades à un référentiel de compétences intégré : l’exemple du modèle de Montréal. Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.

[15] DCPP (2015). Référentiel de compétences des patients, Direction collaboration et partenariat patient. Faculté de médecine, Université de Montréal.

[16] Karazivan P., Dumez V., Flora L., Pomey M.-P., Del Grande C., Guadiri S., Fernandez N., Jouet E., Las Vergnas O., Lebel P. (2015), « The Patient as Partner in Care : Conceptual Grounds for a Necessary Transition », Academic Medicine, April 2015 – Volume 90 – N° 4 – pp.437–441.

[17] Pomey M.-P., Flora L., Karazivan P., Dumez V., Lebel P., Vanier M.-C., Débarge B., Clavel N., Jouet E. (2015), « Le « Montreal model » : enjeux du partenariat relationnel entre patients et professionnels de santé », Santé publique, HS, 2015/S1, pp.41-50.

[18] Consortium INTERREG APPS (2020) Orienter les soins vers le patient partenaire : un livre blanc pour la grande région Consortium APPS/Octobre 2020. Projet cofinancé par le Fonds européen de développement régional dans le cadre du programme INTERREG V A Grande Région

Soins palliatifs et fin de vie

Ce séminaire conçu en 2022 a été proposé pour la première année à l’hiver 2024.

Il a été coconçu en partenariat avec les patients, avec le CI3P, et une équipe pluridisciplinaire tant hospitalière que de ville. Il est proposé dans le cursus de médecine générale en option en 2024 et ouvert à l’interdisciplinarité, et donc aux étudiants en sciences de la santé.

En 2024 ce sont des internes en médecine générale de 7, 8 et 9 ème années qui y ont participé avec des étudiantes infirmières et en cursus d’Infirmières de pratique avancée (IPA)

L’équipe pédagogique était composé de la médecin coordinatrice du CHU de Nice, de celle du centre d’oncologie de Lacassagne, d’un médecin généraliste coordinateur en soins palliatifs, d’une psychologue, d’une infirmière de l’unité mobiles de soins palliatifs, d’une cadre infirmière de ‘IFSI de la croix rouges, et de 3 patient.e.s partenaires dont l’un est codirecteur du CI3P en tandem de partenariat avec le médecin coordinateur opérationnel du CI3P .

Le séminaire est initié par un atelier de médiation artistique, à partir d’un extrait de film suivi d’un débat.

La seconde séquence pédagogique consiste en un atelier inspiré de médecine narrative parce qu’organisé avec la présence de patients partenaire participant afin de se rencontrer et d’échanger sur les enjeu de la rencontre dans le soin.

La troisième séquence pédagogique permet à travers un speed dating, conçu à partir des attentes relevées en amont des étudiants de 4 atelier décrit dans l’affiche ci dessus.

La conclusion de la journée de séminaire est l’occasion, à travers la table ronde de lever les derniers questionnement de la journée et les apprentissages de ce séminaire.

Collaboration interprofessionnelle en partenariat

Le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur est engagé depuis plusieurs années auprès de la Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC) en France (1). Il a initié au sein de l’écosystème de recherche et de formation des sciences de la santé, HEALTHY, un dispositif pédagogique de sensibilisation et de formation à la collaboration interprofessionnelle en partenariat avec les patients auprès d’étudiants de second cycle de 6 professions de santé depuis 2022, à participé à la publication d’un chapitre d’ouvrage collectif sur la formation en médecine générale sur la collaboration interprofessionnelle en partenariat avec le patient (Bouchez et al, 2022) (2) et accompagne un projet de recherche formation à cette thématique intitulé iES-Collab qui réunit 13 écoles et facultés des sciences de la santé au sein d’un partenariat avec l’Université Côte d’Azur, l’université d’Aix Marseille à travers sa faculté de pharmacie, la seule proposant les études de 1er cycle de la région PACA et la chaire de leadership pédagogique de l’Université Laval à et au Québec au Canada. C’est dans ce courant que le CI3P participe à un groupe de travail missionné par le CIDPHARMEF, la conférence des doyens de facultés de pharmacie des universités Francophones, rejoint en novembre par le CIDMEF, la conférence des doyens de facultés de médecine des universités francophones sous l’égide des présidents d’Université francophone (UAF).

C’est dans ce cadre qu’est organisé le 20 février 2024 un webinaire sur le sujet dont l’invitation apparait ci dessous auquel vous pouvez vous inscrire et vous connecter en cliquant sur l’affiche :

Une collaboration qui réunit le codirecteur du CI3P et Marie Claude Vanier, qui ont œuvré ensemble à la mis en place d’un cursus dédié à la collaboration interprofessionnelle en partenariat avec les patients auprès d’étudiants de 13 disciplines au cours de leurs 3 premières années de formation à l’université de Montréal (UdeM) (Vanier et al, 2014 (3); Vanier et al, 2014(4);Vanier et al, 2016 (5); Vanier et al, 2023 (6))

Références

(1). Hache G., Flora L.Benattar J.-M., Salat E., Merle R. Table ronde de clôture « quelles implications pour quels apprentissages dans l’enseignement avec les patients« , 19ème Congrès de la Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC). Palais de la musique et des congrès de Strasbourg, les 14, 15, 16 mars 2022.Le 16 mars, 2022

(1) bis Flora L. « La place des patients dans l’apprentissage professionnel des sciences de la santé« . 18ème congrès de la Société Française de Pharmacie Clinique, Salles des congrès, parc Chanot, de Marseille. Le 29 janvier 2020.

(2). Bouchez T., Rousseau A., Fiquet L., Meury P., Flora L. Virot G., Bardet J.-D.,  » Coopération interprofessionnelle, organisation pluriprofessionnelle. Médecine générale pour le praticien. Issy les Moulineaux, Elsevier-Masson, pp. 517-525.

(3).  Vanier MC, Dumez V, Drouin E, Brault I, MacDonald SA, Boucher A, Fernandez N, Levert MJ et al. Partners in Interprofessional Education: Integrating Patients-as-Trainers. Dans: Fulmer, T & Gaines, M. Partnering with Patients, Families, and Communities to Link Interprofessional Practice and Education. Proceedings of a conference sponsored by the Josiah Macy Jr. Foundation in April 2014; New York: Josiah Macy Jr. Foundation; 2014, pp 73-84.

(4). Vanier M.-C., Flora L., Dumez V. (2014), « Dal Paziente “esperto” al “paziente Formatore : l’esempio dell’Università di Montreal », in (Dir. Padula M.-S., Aggazzotti G.), Manuale per il docente di medicina generale : comme insegnare la medicina generale nelle cure primarie, Facoltà di Medicina e Chirurgia di Modena, Italia, pp.149-168.

(5).Vanier M.-C.,Flora L., Lebel P. (2016), « Un professionnel de santé qui exerce une pratique collaborative en partenariat avec le patient », in (Dir. Pelaccia T.) Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé, Bruxelles, De Boeck, pp. 63-85.

(6). Vanier M.-C, Flora L., Lebel P., Wiesner Conti J., Picchiotino Zokka P.(2023). Un professionnel de santé qui exerce en collaboration : la pratique collaborative en partenariat avec le patient. in Comment mieux former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé ? 2ème édition (1ère édition 2016), Louvain la Neuve : De boëck, pp. 65-88.

Anthropologie & partenariat

Depuis la participation d’un anthropologue enseignant chercheur à l’équipe pédagogique des formation à l’Art du Soin en partenariat avec le patient, un enseignement en master d’anthropologie est donné en partenariat avec un patient partenaire avec le CI3P, depuis 2019.

De ce partenariat découle quelques travaux en anthropologie de la maladie, de la santé et sur le partenariat de soin avec les patients dans l’enseignement et des traux de recherche sont également menés au sein du LAPCOS par un groupe de patients et de chercheur, le groupe CHERPA

Micro édition

Depuis 2022, suite à des ateliers d’écriture inspiré de la médecine narrative prolongeant des espaces pédagogiques à médiation artistique, une micro édition a été crée par Marion Gillet, responsable de communication des CI3P et DERMG dont voici les exemplaires produits depuis le printemps 2022.

Le CI3P et la MMC se sont associé ainsi à la troupe de théâtre Mi Fugue Mi raison le 17 octobre 2022 à partir de leur spectacle Speculum composé d’une oeuvre théâtrale suivi d’un débat avec des patientes citoyennes partenaires pour proposer tant aux étudiants de l’université qu’à l’ensemble des citoyens intéressés ce moment de rencontre à partir de l’Art

ACCEDER À LA MICRO EDITION QUI PUBLIE LES ECRITS DE L’ATELIER INSPIRE DE LA MEDECINE NARRATIVE

En 2023, dans le prolongement de concerts Art en partage organisé par la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et du Centre d’Innovation du partenariat avec les patients et le public (CI3P), des ateliers inspirés de la médecine narrative ont permis une seconde micro édition présentée ci-dessous

Communication en 9ème année

Depuis le printemps 2023, les internes de médecine générale de 9ème dans le cadre du séminaire de communication sont mis en situation en mode consultation avec des patients partenaires.

Ainsi, chaque interne en fin de cursus peut, être mis en situation d’exercice du soin, de la médecine.
Une mise en situation suivie d’un temps de retro-action avec le patient consultant, enrichi des retours sur le mode de l’échange avec un tandem de partenariat médecin enseignant-patient partenaire évaluateurs formatifs présent dans la salle de mise en situation .

Ce temps de retro-action est précédé d’un moment réflexif de l’interne au cours duquel il fait part de ses ressentis et de sa perception de lui même comme de la situation.

Ainsi, le modèle pédagogique expérimenté depuis 2 ans à la faculté de médecine auprès des externes au sein des Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) formatif ayant fait ses preuves est repris en internat.

Ce séminaire a lieu dans le living lab dont dispose le DERMG, un site conçu avec un cabinet de médecine de ville et sa salle d’attente ainsi qu’avec un appartement pour s’exercer en formation à la consultation à domicile, des espaces totalement équipés de caméra relié à une salle de retroaction où peuvent être choisis les angles de vue utilisés pour une retro action optimale et la possibilité aux étudiants de faire leurs propres rétro action avant que les images en soient effacées.