Communication en 9ème année

Depuis le printemps 2023, les internes de médecine générale de 9ème dans le cadre du séminaire de communication sont mis en situation en mode consultation avec des patients partenaires.

Ainsi, chaque interne en fin de cursus peut, être mis en situation d’exercice du soin, de la médecine.
Une mise en situation suivie d’un temps de retro-action avec le patient consultant, enrichi des retours sur le mode de l’échange avec un tandem de partenariat médecin enseignant-patient partenaire évaluateurs formatifs présent dans la salle de mise en situation .

Ce temps de retro-action est précédé d’un moment réflexif de l’interne au cours duquel il fait part de ses ressentis et de sa perception de lui même comme de la situation.

Ainsi, le modèle pédagogique expérimenté depuis 2 ans à la faculté de médecine auprès des externes au sein des Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) formatif ayant fait ses preuves est repris en internat.

Ce séminaire a lieu dans le living lab dont dispose le DERMG, un site conçu avec un cabinet de médecine de ville et sa salle d’attente ainsi qu’avec un appartement pour s’exercer en formation à la consultation à domicile, des espaces totalement équipés de caméra relié à une salle de retroaction où peuvent être choisis les angles de vue utilisés pour une retro action optimale et la possibilité aux étudiants de faire leurs propres rétro action avant que les images en soient effacées.

Soin à la personne âgée

En 2023 a été créé en partenariat avec les patients un séminaire soin aux personnes âgées pour les étudiants de médecine générale de 8ème année.

Le séminaire est constitué de 3 ateliers, l’un sur la prescription médicale, voire la dé-prescription, l’autre sur la collaboration interprofessionnelle en partenariat avec les patients et les proches. Le 3ème atelier consiste en une mise en situation d’une consultation au domicile en appartement connecté avec des étudiants mis en situation et les autres derrière les écrans a développer leur esprit critique (en toute bienveillance) des points importants tant relationnels que technique sur lesquels porté attention.

Ce séminaire est organisé dans le laboratoire vivant (living lab) dédié

Références bibliographiques

Catlan N. (2023). Ca bouge dans notre région, l’Université Côte d’Azur inaugure un laboratoire dédié au vieillissement, Le mag santé, Nice Matin, le 25 mars 2023.

Frapin A. (2023). Un partenariat avec les patients pour mieux former les internes, Le généraliste, N° 3013, le 13 février, pp. 10-11

Colloque de droit 2022

Dans le prolongement d’un axe de recherche ouvert en 2020, un axe initié par un 1er colloque international sur la place du patient au 21ème siècle, ce second colloque, un temps reporté en conséquence de la pandémie mondiale de la Covid-19 a eu lieu le jeudi 13 octobre 2022 sur la place du patient dans l’environnement numérique de santé

Cet axe est conçu sur la base d’un partenariat entre l’Université Paris Lumières, à travers la collaboration du Centre de recherche Juridique de Paris 8 (CRJP8), issu de la faculté de droit historiquement ancré en droit médical puis droit de la santé, et l’Université Côte d’azur à travers la collaboration avec le Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le public (CI3P), membre de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec le patients.

Un centre d’Innovation du partenariat avec les patients et le public qui a été missionné par l’Agence Régionale de Santé Provence Cote d’Azur (PACA) en 2020 pour définir un statut des patients formateurs mobilisés auprès des étudiants en sciences de la santé. Des patients qui sont également mobilisés dans les milieux de soins, tant hospitaliers que dans les soins primaires et dans la recherche. Une démarche à laquelle la mairie de Nice vient de se joindre en 2022.

L’axe de recherche questionne tant la place du patient pour ses propres soins des points de vue du droit, qu’éthique, que pour les patients qui socialisent leurs savoirs dans l’intérêt général comme ceux que le CI3P fédèrent.

Après un premier état des lieux en 2020 dans le cadre d’un colloque organisé visioconférence du fait des contraintes sociales décidées pour faire face à la pandémie, le 2ème colloque qui traite principalement de la place du patient dans l’environnement numérique, connecté. Un environnement et des propositions qui prennent un peu plus de place chaque jour.

Un environnement dans lequel le CI3P et le DERMG sont impliqués à divers registres

Comme dans chacun des évènements, nous vous illustrons comment la discussion entre intervenants est répartie

Ayant rencontré un problème de secteur, nous n’avons pu réaliser la visioconférence. Dans l’urgence, nous avons enregistré en audio en mode bricolage les interventions que nous vous mettons à disposition. Dans un second temps et dans l’attente de la publication des interventions sous forme d’article dans un dossier du Journal de droit de la santé et de l’assurance maladie au printemps 2023.

9h45-10h00. Prélude introductif

9h45-10h00. Prélude introductif

Alexandre Lunel
Maître de conférences en histoire du droit HDR Université Paris 8 – codirecteur du CRJP8

Luigi Flora PhD
Codirecteur patient du centre d’innovation du partenariat avec les patients et le public (CI3P), Faculté de médecine,
Université Côte d’Azur (UCA)

10h00-10h30. Le numérique en santé, une « nouvelle » opportunité pour faire du patient un acteur de santé ?
Auteure : Lina Williatte : Professeur des Universités Catholiques – Faculté Libre de Droit (FLD)-Avocat. Cabinet WT Avocat-Vice-Présidente Société Française Santé Digitale

10h40-11h10. Médecine connectée et diabète : Cas pratiques d’enjeux éthiques, juridiques et sociaux tirés des études du diabète LAB.
Auteur :Nicolas Naïditch : Sociologue au diabète lab de l’Association Française des Diabétique (AFD)

11h20-11h50. L’e-santé mentale : miroir aux alouettes ou futur des soins psychiatriques ?
Auteur : Sébastien Rubinstein : Patient partenaire au CI3P, Université Côte d’Azur-CRJP8, docteur en droit

12 heures : Pause déjeuner

14h-14h30. Le partage des données de santé nous rendra-t-il plus
autonomes ?
Auteure :
Marie France Mamzer PU-PH :
Professeure d’éthique & de médecine, CHU Necker, Université de Paris-Cité

14h40-15h10. L’empowerment du patient grâce à l’espace numérique de santé (mon espace santé).
Auteure : Lydia Morlet-Haidara : Maître de conférences HDR en droit privé-Directrice de l’Institut Droit et Santé Université de Paris

15h20-15h40. Les incidences éthiques et juridiques du suivi à vie de la personne en santé numérique
Auteure : Bénédicte Boyer-Bévière : Maître de conférences-HDR en droit privé Université Paris 8 – membre du Centre de recherches juridiques de Paris 8 (CRJP8).

16 heures : Clôture du colloque

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avec le programme

Le numéro de revue avec les articles
qui prolongent les communications du colloque de 2022 publié au printemps 2023

Diplôme Universitaire

DU Art du soin en partenariat de soin avec le patient

Cette formation à l’Art du soin en partenariat avec le patient a pour particularité d’être une création coproduite par une association citoyenne, la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et la Faculté de Médecine de l’Université Côte d’Azur.

Cette formation complémentaire s’adresse à des personnes impliquées dans dans le système de santé ou dans la cité pour autrui ou pour elles-mêmes désirant s’engager dans l’acquisition, le développement et la co-construction d’une culture de l’art du soin en partenariat avec le patient, avec les citoyens. Elle questionne et encourage les différentes manières de soigner, de se soigner, à travers des ateliers participatifs (questionnements philosophiques, éthiques à partir de grands films documentaires ou de fictions représentant la médecine, ateliers d’écriture narrative, mises en situation de récits narratifs, analyse de situations).

Les thèmes abordés

Primum non nocere – Devenir partenaire de soin – Le partenariat de soin entre professionnels de santé, patients et proches -Le soin jusqu‘au bout de la vie – D’abord, ne pas nuire. Tous malades ? – L’écoute – La décision partagée et le partenariat de soin – Programmé mais libre – Inventer le soin de demain, ensemble- Le professionnel de santé : soin et vulnérabilité – Le soin dans l’administration des soins – Précarité, inégalités sociales, accès aux soins et solidarités dans le soin – Soin et nouvelles technologies – Demain, la médecine intégrative -Autour du handicap.

Bibliographie conseillée

Evaluation :

Elle consiste en la participation au cours des 12 journées, associée à une soutenance durant laquelle est présentée la transformation de l’étudiant dans ce qu’il choisit de mettre en avant de la constitution de son portfolio et d’un projet ou une réalisation de partenariat à impact social que l’étudiant développe durant la formation.

voir la vidéo réalisée dans le cadre du prix PEPS 2018 décerné par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la catégorie innovation pédagogique en formation tout au long de la vie ci-dessous


voire la vidéo réalisée dans le cadre du prix PEPS 2018 décerné par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la catégorie innovation pédagogique en formation tout au long de la vie ci-dessous


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la plaquette d’information de la formation
ci dessous

Public concerné

Public concerné

• Décideurs en santé • Étudiants en sciences de la santé • Patients chroniques • Proches • Professionnels de santé.

Organisation et Durée : 13 séances de 6h30 dont la session finale de soutenance.

Effectif : de 5 étudiants minimum à 20 étudiants maximum

Notre expérience de la formation a depuis 7 ans accueilli des promotions
d’ étudiants composées de : médecin.s généraliste.s, spécialiste.s, hospitalier.e.s et libéraux, sage-femme, infirmier.e.s, orthophoniste.s, aide soignante devenue coordinatrice de programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) de Communauté pluriprofessionnelle territoriales de santé (CPTS), de patient.e.s, de proche.s, étudiants de médecine de 2ème, 3ème 4ème, 5ème et 6ème année et d’étudiants en sciences de la santé.

Cadre de formation : Initiale et Continue

Tarif de la formation : 407 euros (étudiants en médecine 350 euros). Bourses à  l’étude.

Candidatures à déposer à partir du 21 août et jusqu’au 17 octobre 2023

Les dates de session :

Les vendredi 9 à 12 heures 30 puis de 14 à 17 heures :

  • Le 8 décembre 2023
  • Les 12 & 26 janvier 2024
  • Les 9 & 23 février 2024
  • Les 8 & 22 mars 2024
  • Les 5 & 19 avril 2024
  • Les 3, 17 mai & 31 mai 2024
  • Le 14 juin 2024

Responsable scientifique : Dr David Darmon, co-directeur médecin du CI3P, Directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale (DERMG) et vice président de l’Université Côte d’Azur en responsabilité du Campus Santé. 

Intervenants réguliers :

  • Jean-Michel Benattar (médecin spécialiste membre fondateur de la MMC et codirecteur organisationnel du CI3P) ;
  • Luigi Flora (patient-chercheur, codirecteur du CI3P) ;
  • Richard Desserme (citoyen membre de la MMC) ;
  • Sébastien Rubinstein (patient diplômé du DU en 2022) ;
  • Clémence Chao Boggero, étudiante en médecine, diplômée du DU en 2022
  • Céline Tisseur, docteure en sciences de l’Art, cadre infirmière de formation à la Croix rouge.
  • David Darmon (médecin généraliste, co-directeur du CI3P, directeur du DERMG) ;

D’autre part, ce groupe d’apprentissage mutuel à l’Art du soin en partenariat avec le patient intègre lors de certains séminaires des invités tels des philosophes, anthropologues, écrivains…

Informations pour les modalités d’inscription

  1. Les inscriptions pour la formation 2022-2023 ouvrent le 17 août 2023 : Lien sur la fiche de renseignement de  la faculté de médecine de l’Université Côte d’Azur. Les inscriptions seront ouvertes jusqu’au 18 octobre 2023 inclus.

et/ou écrire en cliquant ici

Articles de Nice Matin sur le DU Art du Soin en partenariat avec le patient :

Le N°3 de la revue…

2021 restera l’année au cours de laquelle, la revue Le partenariat de soin avec le patient: Analyses, lancée en 2020 en prolongement du 1er colloque International sur le partenariat de soin avec le patient en France à Nice (octobre 2019), dont l’idée avait émergé au  cœur d’une séance d’intelligence collective composée de l’ensemble des congressistes présents a rejoint cette ambition de proposer une revue semestrielle. Une ambition contrariée en 2020 par l’émergence d’une pandémie mondiale, dont les conséquences sociales ont été nombreuses et ont ainsi retardé ce rythme de publication.

Ce numéro, comme les précédents, reprend un certain nombre d’articles qui prolongent des communications en congrès sur le partenariat de soin avec le ou les patients, ici le 2ème congrès international sur le partenariat de soin avec les patients organisé en février 2021 à Toulouse, tout en restant ouvert à un article issu d’un autre univers, à l’image de ce que souhaite la direction scientifique de cette nouvelle revue, la première consacré à ce champ que nombre de publications qualifie de nouveau paradigme.

Ce numéro parait dans les jours qui suivent d’ailleurs l’annonce du 3ème colloque international sur le partenariat en France qui se tiendra à l’automne 2022 en Bretagne, à rennes.

Bonne lecture, et, n’hésitez pas à nous soumettre vos travaux dans ou en direction de ce champ, le partenariat de soin avec le ou les patients pour publication. 

Bonne lecture, et, n’hésitez pas à nous soumettre vos travaux dans ou en direction de ce champs, le partenariat de soin avec le ou les patients pour publication.

ECOS et partenariat

La réforme des études de médecine du second cycle intègre un nouvel examen national, l’Examen Clinique Objectif Structuré (ECOS).

Génèse

De ce cadre à venir, des étudiants en médecine qui ont participé au DU Art du Soin en Partenariat avec le patient en 2020-2021 ont décidé de proposer ce projet de partenariat de soin avec le patient au cours de leur formation.

L’équipe pédagogique a accompagné ce projet qui a proposé, à partir des situations listées au niveau national, de concevoir avec des patients des stations ECOS.

Ces stations ECOS ont par la suite été proposées aux étudiants en médecine de 2ème et 3ème année dans le cadre de webinaires intitulés « En chemin vers les ECOS dans l’Art du Soin avec le patient« . C’est ainsi que d’avril à fin juin 2021, plusieurs stations ECOS formatives ont été proposées, enrichies d’une information sur cette nouvelle disposition pédagogique associée à une oeuvre d’art et à la participation de patients partenaires.

Ces stations ECOS ont par la suite été proposées aux étudiants en médecine de 2ème et 3ème année dans le cadre de webinaire intitulé en chemin vers les ECOS dans l’Art du Soin avec le patient. C’est ainsi que d’avril à fin juin 2021, plusieurs stations ECOS formatives ont été proposées, enrichie d’une information sur cette nouvelle disposition pédagogique associé à une oeuvre d’art et la participation de patient dont un suivant la consigne de chaque station ECOS.

Parallèlement le CI3P et le DERMG ont participé aux conférences nationales sur le sujet et au groupe de travail de la faculté de médecine. Les CI3P et DERMG ont eu l’accord des responsables locaux de l’application de cette réforme de mener une recherche sur l’implication des patients à ce nouveau dispositif pédagogique.

Dispositif pédagogique

C’est ainsi, qu’à partir de cet accord et des premières stations ECOS coconçues au sein du DU Art du Soin en partenariat avec le patient, une première session a été organisée le 8 juillet avec 3 stations ECOS ouvertes aux étudiants en médecine L3, M1 et M2 (3ème, 4ème et 5ème année de médecine). Cette session de 3 stations comprenait 3 patients formateurs soumis à la consigne de la station, 3 évaluateurs médecins et 3 évaluateurs patients. Le temps des sessions de 7 minutes était reproduite à trois reprises puis une séance de réflexion fut organisée avec l’ensemble des participants.

En 2021/2022, chaque étudiant de 4ème année de médecine qui a participé à un stage en médecine générale, valide celui-ci par un passage obligatoire à cette mise en situation en station ECOS.

Témoignage d’une étudiante en médecine de 4ème année, Léa, à la sortie d’une mise en situation de station d’Examen Clinique Observable Structuré (ECOS)
Témoignage d’une enseignante chercheure en médecine générale, Tiphanie Bouchez
Le témoignage de Frédérique Haas, patiente partenaire formatrice avec le CI3P

La recherche

Cette première initiative est méthodiquement suivie d’autres sessions organisées, sous forme de recherche formation selon l’approche de la recherche action, à partir desquelles nous recueillerons méthodiquement des données que nous analyserons au fur et à mesure, ouvrant un nouvel axe pédagogique.

2021/2022

Des stations ECOS destinées aux étudiants de second cycle, en 4ème année de médecine, ayant au cours du semestre réalisé un stage en médecine générale sont obligatoirement orientés vers une station mettant en scène une tache à réaliser en médecine générale dans le cadre d’une station ECOS. L’étudiant exerce dans le cadre d’une consultation un patient formateur sous le regard d’un tandem enseignant médecin-patient formateur évaluateur. les stations pensées à but formatif sont suivies d’un moment de retro-action entre l’étudiant et le tandem de partenariat dans une premier temps, enrichi d’un retour du patient consultant.

2022/2023

Les étudiants en 4ème année de médecine continuerons de bénéficier de cette innovation pédagogique et les étudiants de 5ème année seront également impliqués dans cette approche pédagogique.

Accompagnement des Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) dans la forme prévue au niveau national

Parallèlement à la recherche présentée, un patient partenaire diplômé de la formation menant au Diplôme Universitaire (DU) Art du Soin en partenariat avec le patient, Didier Briand, participe à la mise en place de l’organisation, telle que prévue au niveau national, par son aptitude à fédérer des citoyens pour mettre en situation les étudiants en médecine dans les stations ECOS dont les scenarii sont composées d’une relation médecin patient.

Conclusion d’une recherche en anthropologie de Clémence Hien Hobo sur ce dispositif pédagogique

L’approche du partenariat-patient développée en Nice depuis quelques années avec l’introduction des patients partenaires à la faculté de médecine est une véritable révolution.

Arriver au terme de cette recherche sur le partenariat patient dans la formation des médecins, nous sommes mieux en mesure de répondre à notre question initiale à savoir : Dans quelle mesure l’introduction des patients partenaires à la faculté de médecine modifie-t-elle la formation des médecins ? Même si la nature exploratoire de cette recherche nous invite à la prudence dans ses conclusions, plusieurs pistes méritent d’être explorées dans le cadre de prochaines recherches. L’ethnographie a mis en avant deux tendances, tant chez les patients-partenaires que chez les étudiants ayant pris part aux ECOS.

Du point de vue des patients, il y a ceux pour qui cette approche est en train de changer la formation des professionnels de santé et, de l’autre, ceux qui préfèrent rester neutres, car pour eux, il est encore trop tôt pour se prononcer sur cette question. Chez les étudiants, les données ont aussi révélé que l’introduction de patients partenaires dans les ECOS apporte des changements dans l’apprentissage de leur futur métier, grâce notamment aux retours qui se font pendant les ECOS formatives et le contact qu’elles favorisent avec de vrais patients. La recherche a également mis en lumière les principaux facteurs motivationnels et démotivationnels de l’engagement des différents acteurs impliqués dans le partenariat-patient. Une question qui reste cependant largement irrésolue, tant pour les patients partenaires que pour les étudiants, est celle de leur place dans le système pédagogique français.

Quelques points d’amélioration ont également été évoqués par les différents acteurs. Au niveau des patients partenaires, quelques points ont été évoqués. Notamment le temps d’évaluation, la sensibilisation et la promotion de cette approche au niveau national et leurs statuts. Au niveau des étudiants les aspects à améliorés tournaient autour de l’organisation de plus d’ECOS formatives et plus de retours personnalisé pour chaque étudiant après les stations d’ECOS. Bien que cette étude ait fait état de certains résultats positifs, il n’est pas possible, en raison de la non-participation des médecins, de tirer des conclusions généralisables sur les éventuels changements qu’induit l’introduction des patients partenaires dans la formation des médecins. Pour pouvoir tirer de telles conclusions, il est nécessaire d’obtenir le point de vue des médecins. Cependant, cette recherche a permis d’ouvrir l’une ou l’autre piste de réflexion, comme la question du statut des patients partenaires dans la formation des médecins et des professionnels de santé de manière plus générale, ainsi que la question du degré d’implication et de motivation des différents acteurs. Si, comme nous l’avons éclairé, patients et étudiants sont généralement fort impliqués dans les ECOS, ce n’est pas nécessairement le cas de certains médecins, comme j’ai pu le ressentir dans le cadre de cette recherche.

Diffusion de la connaissance acquise

Le 9 juin 2023 :   Flora L. , Pouillon M., Coussement Y., Benattar J.-M. , Rousselin L., Filali S., Rubinstein S., Bouchez T., Haas F., Gasperini F., Mendjisky N., Darmon D. (2023). Mobiliser les patients dans les Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) au cœur de la réforme de 2ème cycle des études de médecine. 4eme Colloque sur l’engagement des patients dans les formations en santé, le 9 juin 2023, faculté de médecine de l’Université Sorbonne Paris Nord Bobigny (France).

Le 31 mai 2023 :  Flora L., Benattar, J.-M. Bouchez T., Filali S., Darmon D. Intégrer des ECOS réalisés en partenariat avec les patients en fin de stage en second cycle : Fruit d’une recherche formation, Forum International de pédagogie en sciences de la santé, 31/05-2/06/2023, Montréal, Québec Canada.

Le 15 décembre 2022 : Flora L., Bouchez T. Darmon D. « Mobiliser les patients dans les Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) au cœur de la réforme du 2ème cycle d’enseignement des études de médecine générale« . 22ème congrès national du collège académique des enseignants en médecine générale (CNGE), Grand palais de Lille. 14 au 16 décembre 2022

Le 6 octobre 2022 : Flora L., Benattar J.-M., Darmon D. (2022). « Comment construire un écosystème en partenariat avec les patients et la population en soins primaires ?« . 3ème colloque International sur le partenariat avec les patients. Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), les 5, 6, 7 octobre 2022, le 6 octobre 2022 dans le cadre d’une Master Class.

Le 23 septembre 2022 : Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S. (2022). « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022.

Le 15 octobre 2021 : Guillot N., Flora L., Pop C., Ravot M., Benattar J.-M., Darmon D. (2021). « La participation à la réforme du 2ème cycle des études de médecine à travers les ECOS mobilisant des patients formateurs du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P)« . 3ème Colloque inter universitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, Faculté de Médecine de Montpellier.

Publications :

Hien C. (2023). Le partenariat patient dans la formation initiale des médecins ; le cas des ECOS à la faculté de médecine de Nice. Master 1 d’anthropologie des techniques et innovation sociale : Design, eau et environnement. Université Côte d’Azur.

Guillot N., Flora L., Benattar J.-M., Ravot M., Pouillon M., Fauré S., Gasperini F., Rubinstein S., Filali S., Rousselin L., Bouchez T., Pop C., Darmon D. « (2022). « La participation à la réforme du 2ème cycle des études de médecine à travers les ECOS mobilisant des patients formateurs et du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) et des étudiants en médecine ». Les actes du 3ème Colloque interuniversitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, pp. 43-44..

L’ETP en partenariat en internat

Début juillet 2020 se sont réunis les enseignants chercheurs praticiens en médecine générale, deux internes et des patients partenaires formateurs pour concevoir une ingénierie de formation à l’éducation thérapeutique en partenariat avec les patients intégrée au coeur du curriculum de formation à la spécialité de médecine générale.

Ainsi, lors de la prochaine année académique, les internes se verront proposer, au cours de leur 3 années d’internat, une formation intégrée composé de six jours de formation à l’ETP enrichis de l’intégration de cette approche dans plusieurs séminaires déjà existant.

7 tandems de partenariat médecins patients sont d’or et déjà prêts à proposer les séquences pédagogiques pour cette formation.

Fort des séminaires déjà conçus et encadrés ces deux dernières années en partenariat entre médecins et patients formateurs, ce séminaire de conception, précédé de la formation de base à l’éducation thérapeutique du patient (ETP), réalisée en juin avec le CRES PACA, des enseignants chercheurs du DERMG, quelques internes et des patients partenaires déjà mobilisés, a donné lieu à l’ingénierie de formation qui sera observée, analysée et adaptée par un comité de pilotage présidé par les codirecteurs médecins et patients du CI3P, un COPIL composé de trois médecins enseignant chercheurs et de trois patients partenaires mobilisés régulièrement par le CI3P.

Le point de vue d’un médecin partenaire enseignant, membre de tandem de partenariat médecin patiente sur cette activité pédagogique

Fabrice Gasperini, médecin généraliste enseignant chercheur du département d’Enseignement et de Recherche en médecine générale (DERMG) à la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur présente cette formation et son intérêt selon sa perspective de médecin

Le point de vue d’une patient partenaire/patient formatrice, membre de tandem de partenariat médecin patiente sur cette activité pédagogique

Frédérique Haas, patiente partenaire formatrice auprès des étudiants en médecine et au sein d’une équipe d’éducation thérapeutique du patient dans le Soin, nous présente sa perspective de cette proposition pédagogique et ses atouts

Diffusion de la connaissance :

Le 15 décembre 2022 : Darmon D.,  Flora L.,  Bouchez T. « Enseigner l’ETP en tandem de partenariat au cours de l’internat de médecine générale« . 22ème congrès national du collège académique des enseignants en médecine générale (CNGE), Grand palais de Lille. 14 au 16 décembre 2022

Le 23 septembre 2022 : Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S.. « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022.

Appel à publication, n°7

Publier dans la 1ère revue entièrement consacrée au partenariat de soin avec le.s patient.s

APPEL À CONTRIBUTION POUR PUBLICATION DANS LE NUMERO DU SECOND SEMESTRE 2023 DE LA REVUE INTERNATIONALE :
LE PARTENARIAT DE SOIN AVEC LE PATIENT : ANALYSES

Depuis 2020, la première revue entièrement dédiée au partenariat de soin avec le patient, fruit d’une séance d’intelligence collective réalisée en clôture du 1er colloque international sur le partenariat de soin avec le patient en France organisé en octobre 2019, est publié en ligne en sciences ouvertes.

Comme pour tant d’autres projets, l’ambition de proposer une revue semestrielle pour mettre en avant la recherche, y compris une recherche ouverte aux patients et pas uniquement au professionnels de la recherche afin de donner lisibilité et possibilité de reproductibilité voire de réfutabilité si nécessaire de nouvelles pratiques dans ce champ.  

Cette revue est donc accessible en ligne gratuitement et ses articles sont référencés et pour certains accessibles sur la plateforme du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) Archives Ouvertes (HAL) et est en cours d’intégration du réseau de science ouverte EPISCIENCES.

Elle entre dans le cadre et la philosophie de la charte patients included auquel son éditeur, le CI3P et l’Université Côte d’Azur de par sa politique de recherche prend en compte

La politique de recherche de l’Université développée à travers l’écosystème de santé et les facultés et écoles qui y participent

Après la publication des N°1 du printemps 2020 et les N°2, et N°3 de 2021, et la publication des deux numéros de 2022 (N° 4 – N° 5), et enfin du l’appel à du N°6 à l’été 2023, l’appel à contribution d’article pour la fin 2023 est ouvert.

Il est possible ;

  • de soumettre des articles sur le partenariat ou sur ces empêchements de quel ordre qu’ils soient ( prise de position critique sur l’approche, freins rencontrés…);
  • qu’ils soient sous la forme de réalisation ou de projet sur le partenariat ou en chemin vers,
  • ou encore qu’il propose une analyse critique de cette approche argumentée scientifiquement.
  • Les articles prolongeant le 3ème colloque international sur le partenariat de soin avec les patients organisé en Bretagne, à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) de Renens à l’automne 2022 sont les bienvenus;
  • Tout comme des articles qui traiterait des modes de partenariats ou de ses empêchement au cours des deux premières années de pandémie mondiale, la pandémie de la Covid-19

Le format

  • L’article doit être précédé des résumés contenant les mots-clés en français et en anglais, voire d’un autre langue si l’auteur ou les auteurs le souhaitent.
  • Les auteurs doivent, si c’est le cas, expliciter leur affiliation, qu’elle soit académique, associative ou de tout autre institution ou autre.
  • Les propositions d’articles peuvent être déposées en format texte en cliquant ici.

Chaque article sera évalué au fil de l’eau par deux membres du comité scientifique ou orienté vers un spécialiste du domaine par le comité scientifique.

Les propositions d’articles de congressistes prolongeant des communications issues des rendez-vous organisés régulièrement depuis le congrès initial de 2019, comme autre volonté exprimée lors de la séance d’intelligence collective déjà présentée lors des 3 colloques proposés à Nice (2019), Toulouse (2021) et Rennes (2022 peuvent également être acceptées bien l’appel à communication n’est pas exclusif à ces colloques.

L’appel à contribution
est ouvert

Le format accepté est de 3 500 mots par article dans le corps de texte, bibliographie non comprise, et ce bien qu’il est possible si le contenu est pertinent de dépasser ce format, comme vous pourrez le constater à la lecture des numéros publiés .


[1] Le mode d’édition numérique permet cependant de dépasser ce format selon la qualité de l’article.