Cette entité a été créée fin 2019 au sein du département d’enseignement et de recherche de médecine générale (DERMG) à la Faculté de médecine au sein de l’École Universitaire de Recherche Écosystèmes des Sciences de la Santé HEALTHY de l’Université Côte d’azur grâce au leadership du doyen, Patrick Baqué. Sa mission est de participer au […]
Janvier 2024 : Ministère de la santé et de la prévention une présentation de l’implication des patients partenaires en France et des développement en pédagogie médicale et de sciences de la santé au sein de ‘l’UFR de médecine d’Université Côte d’Azur avec le Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le public Un point […]
Parmi les patients partenaires, certains participent à des projets de recherche nécessairement pour le moment exploratoire dont voici les premières pistes ciblées. Des recherches qui entrent dans le cadre de la politique de recherche d’Université Côte d’azur qui en retour à totalement intégré le partenariat AVEC les patients. 2. Recherches menées avec le groupe de […]
Rejoignez-nous le mardi 18 mars au cinéma Variétés à Nice pour la projection de Perfect Days (2023) de Wim Wenders, un film qui invite à réfléchir sur la recherche de la beauté au quotidien.
La séance sera suivie d’un échange sur la thématique « Habiter », animé par les membres du Laboratoire International Associé « Arts, société, mieux-être » (LIA-Asme) :
Jean-Paul Aubert, Professeur des universités, Historien du Cinéma, Laboratoire LIRCES, Co-Directeur de l’Ecole Universitaire de Recherche Arts et Humanités, Université Côte d’Azur
Jean-Michel Benattar, Médecin, Coordinateur opérationnel du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public,Faculté de Médecine de Nice, Université Côte d’Azur
Luigi Flora, Docteur en Sciences de l’Education, Co-Directeur patient du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public, Faculté de Médecine de Nice, Université Côte d’Azur
Johann Tetart, Médecin, militant avec Alternatiba06, Chargé d’Enseignement Vacataire, Université Côte d’Azur
Céline Tisseur, Docteure en Sciences de l’Art, Laboratoire RETINES, Université Côte d’Azur
Informations pratiques
Début de la projection : 19h30
Tarifs :
Étudiants et demandeurs d’emploi (sous présentation d’un justificatif) : gratuit
Autres participants : 4€
Adresse : Cinéma Variétés, 5 Boulevard Victor Hugo, Nice
Après la série de webinaires de décembre 2019 à mai 2021 sur les nouvelles figures du patient contemporain: avec lui, avec lui organisé avec le groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le patient CHERPA,un nouveau cycle est relancé depuis novembre 2024, 4 ans après la création du CI3P et se poursuit en 2025.
avec
présenté le mardi 25 mars la recherche participative iES COLLAB sur l’enseignement à la collaboration interprofessionnelle en partenariat avec le patient par une équipe internationaleet les premiers résultats intermédiaires
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Le 4ème webinaire du jeudi 20 février 2025 la recherche résultats de la recherche, présentés par, le docteur Stéphane Munck, de conception d’une plateforme numérique autonome d’apprentissage ouverte à tous et plus particulièrement aux étudiants en sciences de la santé de l’Union Européenne, aux patients et à leurs familles.
Ce webinaire présent synthétiquement la recherche menée à partir de deux organisations de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec les patientspar un tandem de partenariat médecin patient, Stéphane Munck et Luigi Flora, d’Université côte d’Azur à partir des Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le Public (CI3P) et le département d’Enseignement et de Recherche en Médecine Générale (DERMG), qui a été présenté le 31 janvier à l’hôtel Saint Paul de Nice.
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Le 3ème webinaire organisé le 23 janvier 2024 propose le regard et l’analyse d’une anthropologue sur le partenariat patient au cours de la formation initiale des médecin: l’exemple de la faculté de médecine de Nice. Un exemple d’une action encadrée par la l’Article 3 de la loi du 19 juillet relative à la transformation du système de santé : « Les UFR de médecine doivent [favoriser] la participation des patients dans les cours tant pratiques que théoriques » de Loi de 2019.
Le second webinaire organisé le 20 décembre 2024 présente les résultats de recherche sur les tandems de partenariat médecin patient partenaire dans le soin
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Le 1er webinaire de ce nouveau cycle organisé à partir d’une thèse de médecine générale portant sur l’étude d’impact d’un tandem de partenariat médecin patient au sein d’une Maison de Santé Pluri-professionnelle, elle même membre dune Communauté Pluri-professionnelle Territoriale de Santé (CPTS)Il porte sur la restitution de travaux de recherche menés avec le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) et Département d’Enseignement et de Recherche en Médecine Générale (DERMG) d’Université côte d’Azur avec pour initier ce cycle mensuel de restitution de recherches menées avec le CI3P .
Résumé de la thèse de Lisa Burel :
Introduction : La démocratie sanitaire a transformé la relation médecin-patient en valorisant l’autonomie des patients. La relation partenariale reconnaissant le savoir expérientiel des patients est un paradigme récent qui se développe en France grâce à des organisations à l’impact transformateur comme le Centre d’innovation du partenariat avec le patient et le public. Dans les milieux de soins, ces patients partenaires commencent à être présents à l’hôpital. En revanche, leur implication dans les soins primaires reste inexistante en France. De ce constat est né un tandem de partenariat entre une médecin généraliste et un patient partenaire au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle. Certains patients suivis initialement par la médecin seule ont ensuite été suivis par ce tandem. Objectif : L’étude vise à explorer les interactions dans cette relation nouvelle triangulaire (médecin, patient partenaire, patient suivi) afin d’émettre des hypothèses quant à la capacité transformative de cette expérience en tant que modèle de soin. Matériel et méthode : Cette étude qualitative repose sur des entretiens semi-dirigés avec la médecin généraliste, le patient partenaire et six patients. Chaque participant a été interrogé deux fois, la seconde rencontre ayant lieu au moins un mois après la première pour observer les changements liés à l’intervention du patient partenaire. Résultats : Au total, 16 entretiens ont été réalisés. Les patients concernés souffraient de maladies chroniques et se trouvaient souvent isolés, rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Grâce au partenariat, des améliorations médicales, sociales et psychologiques ont été suggérées par l’ensemble des entretiens. Le patient partenaire a également décrit un impact positif sur sa propre santé. La médecin a constaté une réduction du temps de consultation, du sentiment d’incapacité face à certaines situations complexes et de la charge cognitive pouvant être un facteur de risque d’épuisement professionnel. Discussion : Le tandem de soin médecin-patient partenaire pourrait améliorer globalement la qualité des soins. Pour le généraliser, il faudrait y sensibiliser les professionnels de santé, standardiser la formation des patients partenaires, formaliser leur rémunération et établir un cadre juridique clair. La réussite de ce tandem repose sur la confiance mutuelle et la répartition des rôles.
Les nouvelles figures du patient contemporain, avec lui
Cette série de webinaires initialement organisée en série devant le nombre de participants était initialement penser comme une journée d’étude. Une journée d’étude contrarié par les mesures de confinement prises au cours de la pandémie mondiale de la Covid-19. Cette journée d’étude transformée en série de webinaires sur un an a donc été organisée par visioconférence. Des session audiovisuelle dont les enregistrements audio ont été conservées à destination de la recherche. L’ensemble du matériel audiovisuel des présentations des auteurs et de l’ensemble des échanges en audio reste à la disposition de chercheurs intéressés par ce thème des nouvelles figures de patients d’après leur propre expérience et perception.
Dernière session le 20 mai à 18 heures, en prolongement des sessions précédentes des 12 novembre, lundi 07 décembre 2020, des 14 janvier, 18 février, 18 mars, 15 avril…
Jean-Philippe Assal est né en 1938, médecin, diplômé de l’Université de Genève en médecine en 1964. Cinq ans en recherche fondamentale avec métabolisme intermédiaire, puis selon la Réglementation Suisse cinq ans en médecine interne. Elle a été suivie d’une formation aux Etats-Unis pendant quatre ans dans le domaine du diabète et de l’endocrinologie, puis d’un poste à Genève dans le domaine de l’éducation des patients. Créateur du groupe d’étude sur l’éducation au diabète de l’Association européenne pour l’étude du diabète, qui dispose désormais d’une antenne nationale dans presque tous les pays européens et de divers programmes de prévention des complications et de contrôle du diabète. Depuis 1961, il souffre de diabète de type 1. Cette expérience sera décrite comme un conflit entre l’identité médicale et la réaction du patient. Il a également insisté pour prendre en charge la charge psychosociale dans la prise en charge des maladies et créé le Théâtre de l’expérience vécue qui est aujourd’hui fait pour 1200 patients. Un film de 12 minutes sera présenté sur ce sujet.
Patrick Le Cardinal est psychiatre et psychothérapeute à Chambery, il est un des acteurs qui a contribué à introduire les pratiques orientées rétablissement en France
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Voir les précédents webinaires ci-dessous
Philosophes vulnérables: repenser le handicap.
https://www.youtube.com/watch?v=3HxBJ7viX_s
Philippe Barrier est réalisateur et philosophe, docteur en sciences de l’éducation, patient chronique et auteur de « La blessure et la force » (PUF) et du « Le patient autonome » (PUF). Anne-Lyse Chabert travaille depuis les années 2007 sur le thème de la vulnérabilité, particulièrement dans les situations de handicap. Parallèlement à son travail de recherche, elle est touchée par une maladie neurodégénérative rare et très invalidante sur le plan moteur depuis l’âge de dix ans. Elle a publié son premier ouvrage aux éditions Erès en 2017, Transformer le handicap, dans le prolongement de sa thèse, qui met en valeur les recréations qui peuvent avoir lieu autour de l’individu vulnérable, en l’occurrence ici handicapé.
https://youtu.be/6pckneRHThw
Jérôme Zanelli est un slameur qui socialise son art en tant qu’éducateur dans le cadre, entre autre d’ateliers d’écriture. C’est également un proche qui écrit sur la vie avec la maladie et les impacts et représentations qu’elle véhicule dans sa famille et au delà
https://youtu.be/JAcx9gdQJuw
Olivier Balez, et illustrateur et créateur de bandes dessinées. Il est également le frère dEric Balez, patient vivant avec une maladie chronique qui socialise ses acquis de al vie avec la maladie, un proche contemporain et patient contemporain
Dans le cadre de nos activités de partenariat, nous avons décidé de permettre d’évaluer au delà du discours comment est répartie la parole de tous les événements proposés. Voici donc quelle est la répartition de ce webinaire à partir de ce qui est déjà programmé :
Eric Balez, patient expert en ETP Membre de l’AFA et patient formateur et cochercheur avec CHERPA dans le cadre des activités du CI3P présente ses réalisation et action au service de l’intérêt général
Thomas Chansou, réalisateur et patient formateur impliqué avec le CI3P, ayant été invité à présenter son film à la leçon inaugurale de la faculté de médecine côte d’azur en 201ç et Jean-Michel Benattar, médecin gastro-enterologue, fondateur de la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et codirecteur opérationnel du CI3P nous présentent comment devenir partenaire par le récit
Après la première session du 12 novembre 2020 que vous pouvez retrouver ci dessous
Luigi Flora, patient chercheur, docteur en sciences sociales, codirecteur patient du CI3P, coordinateur du partenariat avec les personnes à l’épreuve de psychotraumatisme.s au Centre National Ressources et Résilience (CN2R)
Emmanuelle Jouet, co-autrice avec Luigi Flora et Olivier Las Vergnas d’une note de synthèse, publiée il a 10 ans sur la construction et la reconnaissance des avoirs des patients, nous présente le paradigme du rétablissement dans le champ de la santé mentale qu’elle décrit comme une réelle révolution
Guillaume Marquis, sociologue de l’Université Saint-Louis a Bruxelles en Belgique nous éclaire de sa perspective sociologique sur ce qui se joue au 21ème siècle dans la relation dans le champs de la santé mentale
Eric Balez, membre de l’AFA qui y a coordonné le programme national d’éducation thérapeutique du patient (ETP), intervenant en tant que patient formateur et patient cochercheur au coeur de CHERPA et du Centre d’innovation du partenariat avec les patients et le public présente la large palette d’activités au cours desquelles il socialise ses savoirs dans l’intérêt général
Patient-expert, patient-pair, patient-partenaire, patient-chercheur, patient sentinelle, patient-témoin, patient-formateur… sont autant de dénominations pour désigner les nouvelles figures qu’incarnent de plus en plus de patients contemporains dans le contexte émergent de ladite « démocratie en santé ».
Si chacun de ces nouveaux acteurs du champ de la santé se distingue par des singularités et caractéristiques qui lui sont propres en termes de statuts et de fonctions, ce qui les rassemble est la reconnaissance de savoirs et compétences issues du vécu avec la maladie. L’analyse de ces savoirs et compétences – savoirs, savoir-faire, savoir-être, faire-savoir, savoir-analyser…- et de leurs implications individuelles et sociales ont fait l’objet de nombreuses recherches en sciences sociales depuis au moins deux décennies, que ce soit dans les domaines du soin, de la formation ou de la recherche.
Dans le cadre de cette journée d’étude, nous proposons de croiser les regards sur ces nouvelles figures du patient en donnant la parole non seulement aux chercheurs (médecins, anthropologues, psychologues…) mais aussi à des patients (-experts, -partenaires,…) investis dans les domaines du soin, de la recherche et/ou de la formation ainsi qu’à des acteurs qui oeuvrent à leur reconnaissance institutionnelle.
L’objectif de cette journée est de promouvoir et renforcer la recherche en santé sur le modèle du partenariat-patient au sein de l’université Côte d’Azur.
PROGRAMME
Jeudi 12 novembre 2020, de 17h00 à 17h45 Fabienne Hejoaka, anthropologue, chercheure-patiente, LPED-IRD. « Faire de sa maladie son objet de recherche : Regard auto-ethnographique et critique d’une chercheure-patiente« . De 17h45 à 18h30 : Luigi Flora, Chercheur-patient en sciences de l’éducation, CI3P, CN2R, DCPP, « Des patients mobilisant leurs savoirs pour leurs soins à ceux mettant leurs compétences au service de l’intérêt général«
Lundi 07 décembre 2020 de 17h00 à 17h45 Emmanuelle Jouet, Chercheuse. Centre de recherche en santé mentale, et sciences humaines et sociales, GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences. « Partenariats en actes: une approche en santé mentale« De 17h45 à 18h30 : Nicolas Marquis, sociologue, Université Saint-Louis, Bruxelles. « Patient, soignant, chercheur en santé mentale : un point commun inattendu – expériencesd’une enquête de terrain« .
Jeudi 14 janvier 2021 de 17h00 à 17h45 Eric Balez, patient-expert, Association Crohn RCH France, CI3P, « Le patient partenaire au centre du système de santé« . De 17h45 à 18h30 : Jean-Michel Benattar, médecin gasto-entérologue, DU Arts du Soin en partenariat avec le patient, CI3P, et Thomas Chansou Cinéaste, patient-partenaire, CI3P. « Etre, devenir patient.e partenaire à travers les récits artistiques de soi« .
Laboratoire organisateur : LAPCOS et son nouveau groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s CHERPA
ARGUMENTAIRE ET APPEL À COMMUNICATION DU 5ème COLLOQUE DE RECHERCHE JURIDIQUE ET ETHIQUE SUR LA PLACE DU PARTENARIAT PATIENT AU 21ème SIECLE
Alors que, depuis 2020, nous avons proposé un état des lieux des approches partenariales avec les patients ou les usagers (le partenariat de soin avec le patient: analyses N° 2 de 2021)[1]. Et ceci, en prolongement du fait social issu du mouvement des malades en ce qui concerne leur part de savoirs (Flora, 2012[2]; Jouet, 2013[3]; Jouet, 2014[4], Flora et al, 2014[5]) pour le 1er colloque de cet axe de recherche. Nous avons interrogé la place du patient dans l’environnement numérique du système de la santé pour le 2ème colloque en 2022 (revue du droit de la santé et de l’assurance maladie N°36 de 2023)[6] puis proposé un questionnement sur la rétribution et la professionnalisation des patients au service de l’intérêt général lors du 3ème colloque (2023) (le partenariat de soin avec le patient: analyses N°7[7] de 2024 et les études hospitalières de 2025) puis enfin sur ces nouvelles figures du soin que sont les médiateurs de santé publique, médiateurs de santé pair, pairs aidants et patients partenaires pour le 4ème colloque (2024) (à paraître aux études hospitalières de 2025). Le 5ème colloque du 31 octobre 2025 aura pour thème :
Etude et expérience comparative internationale sur le partenariat de soin avec le patient et sur la pair-aidance tant en santé mentale que dans d’autres domaines de la santé
Alors que quinze ans nous séparent de l’ouverture de l’émergence de ce que les états-uniens d’Amérique (Fulmer & Gaines, 2014)[8] ont intitulé « the Montreal Model » (Pomey et al, 2015)[9] définissant le partenariat patient et le patient partenaire, de nombreuses initiatives se sont développées tant en France (Flora et al, 2016[10]; Saint Jean et al, 2022[11]; Larget et al, 2023[12]; CNOM, 2023 [13] ; Reach et al, 2024 [14]), qu’au cœur de l’union européenne (Consortium APPS, 2020[15] ; Otaka et al, 2024[16]) et à l’international (Prebeg et al, 2022[17]; Anhorn 2023[18], Richards et al, 2023[19]) sur le partenariat de soin avec le patient, en prolongement de certaines pratiques de pair-aidance en santé mentale (Greacen, Jouet, 2012[20]; Le Cardinal et al, 2013[21]).
Un mouvement des personnes qui vivent avec des troubles psychiques qui a largement bénéficié des mutations générées par les associations issues de la pandémie VIH-SIDA (PWA1983[22]; Epstein, 1996[23]; Barbot, 2002[24]) au cours des deux dernières décennies du 20ème siècle[25]. Des mutations qui ont bouleversé les rapports de pouvoir à un moment où la médecine était sans solution face à une population jeunes décimée sans période de guerre dans les principaux états concernés, une période d’incertitude donc qui peut sous certaines perspectives être rapprochée de l’état des systèmes de santé actuellement menacés dans leurs modèles économiques (Chambaud, 2022[26]; Comité Consultatif National d’Éthique, 2022[27]; Portella, Barrubés, 2015[28]; Cornilleau 2012[29]; OMS 2009[30]).
En conséquence et en lien avec les problèmes de démographie médicale (Frélaut, 2018) [31] et paramédicale (DRESS, 2023)[32]. Un contexte politique, économique et social qui peut avoir contribué à l’apparition de nouvelles figures du soin issus du mouvement des malades demandant de plus en plus à participer dans les domaines qui les concernent.
Les communications sont attendues pour le 1er septembre 2025 minuit au plus tard.
Elles peuvent concerner des patients partenaires et le partenariat patient
– dans ses dimensions systémiques,
– ou éclairer les volets de leur implication dans l’enseignement des professionnels de santé ;
– dans la pair-aidance ou l’éducation par les pairs ;
– dans les milieux de soin, dans la recherche
– ou encore en terme d’éducation populaire dans le domaine de la santé.
– Il peut s’agir de médiation pair en santé mentale ou dans les champs ouverts à partir de leur expérience pionnière.
– Les études peuvent questionner la pratique, l’éthique et le juridique au vu par exemple de la première recommandation du livret blanc qui concluait fin 2020 la recherche Européenne Approche Patient Partenaire de Soin qui recommandait de « Repenser, à la lueur de la notion de partenariat, les textes législatifs sur les droits du patient et encourager, au niveau de la grande région (GR), la recherche d’une harmonisation en ce qui concerne leur intention » et qui a motivé le lancement de cet axe de recherche dans lequel est lancé cet appel à communication ( Consortium APPS, 2020);
– Il peut également être question de traiter de parallèles et de différences, de comparaisons entre ses nouvelles figures agissant dans le domaine de la santé et du social ;
– ou encore des politiques de santé qui les encadrent comme du manque de politiques de santé à cet égard.
Modalités de soumission
La forme des soumissions doit comprendre un résumé de 300 à 350 mots, le nom de l’auteur ou des auteurs avec coordonnées courriel de l’auteur principal, l’affiliation s’il y a lieu, le titre de la communication, cinq mots clés, la bibliographie s’il en existe une. Les communications retenues pourront être prolongées par un article dans un numéro spécial ou un ouvrage collectif.
Envoyer les soumissions avant le 3 septembre 2025 à l’adresse courriel du CI3P, accessible en cliquant ici
Des communications relayées dans les publications scientifiques
Les articles qui prolongent les communications sont un invariant de cet axe de recherche avec les publications des colloques précédents publiés dans les revues suivantes
[2] Flora L. (2012). Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet, p. 385
[3] Jouet E. (2013). Faire de la maladie un apprentissage : l’exemple du projet EMILIA, éducation permanente, N°195, pp 73-84.
[4] Jouet, E. (2014). La reconnaissance des savoirs des malades : de l’émergence au fait social. Dans Nouvelles interventions réflexives dans la recherche en santé : du savoir expérientiel des malades aux intervention des professionnels de santé. Archives contemporaines, Paris, pp. 9–21.
[5] Flora L., Jouet E., Las Vergnas O. (2014), « Contribution à la cartographie des publications établissant le fait social de la reconnaissance des savoirs des malades », dans Nouvelles interventions réflexives dans la recherche en santé : du savoir expérientiel des malades aux interventions des professionnels de santé, Paris, Archives contemporaines, pp. 235-236.
[6] Flora L. (2023). La place des patients au 21ème siècle : l’exemple de l’implication des patients partenaires avec le CI3P dans l’environnement numérique, pp. 10-18.- Williatte L. (2023). Le numérique en santé : une nouvelle opportunité pour le patient d’être un acteur de santé ?, pp. 18-24. – Rubinstein S. (2023). L’e-santé mentale : miroir aux alouette ou futur des soins psychiatriques ? pp. 19-25 – Morlet-Haïdira L. (2021). L’empowerment du patient dans l’espace de santé numérique « mon espace santé ». pp 34-44 – Bevière Boyer B. (2023). Les perspective éthiques et juridique du suivi numérique de santé à vie du patient du XXIème Siècle, pp. 45-54.
[8] Fulmer, T, Gaines, M. (2014). Partnering with Patients, Families, and Communities to Link Interprofessional Practice and Education. Proceedings of a conference sponsored by the Josiah Macy Jr. Foundation in April 2014; New York: Josiah Macy Jr. Foundation
[10] Flora L., Karazivan P., Dumez V. Pomey M.-P., « La vision « patient partenaire » et ses implications : le modèle de Montréal. », La revue du praticien, avril 2016, Tome 66, N° 4, pp. 371-375.
[11] Saint-Jean M., Aussel L. (2022). L’évolution de la posture des patients partenaires – analyse d’un pouvoir en partage. Perspective soignante, n° 74. ⟨hal-03934181⟩
[12] Larget A., Tournaire N., Ragain-Gire F., L’Espérence A., Allory E., Jarno P., Berkesse A. (2023). Le déploiement du partenariat en santé en France. Soins cadres – no 144 – juin 2023, pp. 21-27
[13] CNOM (2023). Le patient partenaire. Rapport du Conseil National de l’Ordre des Médecins, Paris.
[14] Reach G. Jaury P., au nom du groupe de travail de l’ANM (2024). Rapport 24-08. Patients Partenaires. Rapport et recommandations de l’Académie nationale de médecine. Bulletin de l’ANM-1255. Paris Elsevier.
[18] Anhorn P. (2023). Le partenariat de soins : enjeux et perspectives pour les systèmes de santé. in L’expérience dans l’innovation en santé modes éphémères ou nouveau paradigme ? (dir. Flora, Grenier Ponsignon): London: Iste, pp. 277-296.
[20] Greacen T., Jouet E. (2012), Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie, Toulouse, Erès.
[21] Le Cardinal P et al. (2013). Pratiques orientées vers le rétablissement et pair-aidance: historique, études et perspectives. L’Information psychiatrique; N° 89, pp.365-730.
[23] Epstein S. (1996), Histoire du SIDA, 2 tomes, Paris, Les empêcheurs de tourner en rond (édition 2001), Impure Science, Aids, Activism and the politics of knowledge, Berkeley et Los Angeles, University of California press.
[24] Barbot J. (2002). Les malades en mouvements. La médecine et la science à l’épreuve du Sida, Paris, Balland.
[25] Dans ces Principes de Denver, les malades du VIH SIDA refusent d’être considérés comme des victimes et demandent d’être désormais partie prenante à tous les niveaux de décision, de participer à tous les colloques sur le sida, d’y bénéficier d’une crédibilité égale à celle des autres intervenants, d’y faire connaître leurs expériences. Ils déclarent que tout ce qui se fait sans eux se fait contre eux.
[28] Portella E., Baribès J. (2015). Crise économique, systèmes de santé et état de santé de la population : peut-on établir des liens ? Santé publique. 2015/1 Vol.27, pp. 5-6.
[33] Rubinstein S. « La délicate question de la rétribution du savoir expérientiel ». Bordeaux: Les actes aux études hospitalières, à paraitre
[34] Cette revue aujourd’hui intégrée à la plateforme numérique de sciences ouvertes Episciences, un réseau coordonnée par le CNRS et créé avec l’INRIA et l’INRAE), elle initie l’epi « sciences de la santé ».
Prochains événements de la Semaine Internationale du Son de l’Unesco 2025 en co-organisation avec les associations Art en Partage, Maison de la Médecine et de la Culture et le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P), Université Côte d’Azur
Mardi 28 janvier 20h Cinéma Variétés Nice 5 Bd Victor Hugo, Entrée 5 euros Ciné-débat à partir du film LE CHANT DES VIVANTS de Cécile Allegra (2023) en présence d’Amélie Andrieu, To et Klaas, Tjoelker de l’association LIMBO et Xavier Vatin, ethno-musicologue
Mercredi 29 janvier 13h30-18h LA MUT – INSTITUT CLAUDE POMPIDOU 10 rue Molière, Nice, entrée libre sur réservation Ateliers participatifs, conférences et débats sur le Chant & Chorales 13h30-13h 45 Accueil 13h45-14h30 Atelier « Le chant des possibles » Eleonor Rosanis, chanteuse lyrique & Caroline Blanco, patiente partenaire avec le CI3P 14h30-16h15 Atelier « Nos corps de sensibles » avec Frédérique Py, professeur de musique, musicienne et patiente partenaire avec le CI3P. 16h15-16h30 Pause 16h30-18h Atelier « La voix essentielle » avec Aubin Timsit, musicien, chanteur, auteur compositeur, accompagnant vocal
Mercredi 29 janvier 20h Art en Partage 19 rue Saint François de Paule, NiceJonathan Benichou au piano en concert « Du souffle sonore à la vision » pour des compositions de Rameau, Fauré, Scriabine, Liszt, Villa-Massone en présence du compositeur Steve Villa-Massone Le concert sera suivi d’un atelier d’écriture inspiré de la médecine narrative
Jeudi 30 janvier 20h Art en Partage 19 rue Saint François de Paule, NiceJonathan Benichou au piano en concert « De l’architecture en musique à la vision de l’atome » pour des compositions de Rameau, Fauré, Scriabine, Liszt, Villa-Massone en présence du compositeur Steve Villa-Massone Le concert sera suivi d’un atelier d’écriture inspiré de la médecine narrative
Dimanche 2 février 19h (accueil 18h30-19h) Art en Partage 19 rue Saint François de Paule, NiceCONCERT ThL Trio pour Un voyage immobile avec Thomas Layrac, Gilles Triquenot & Thierry Chausse
VOUS DÉSIREZ INTÉGRER LE PROGRAMME « PATIENTS PARTENAIRES » À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE NICE, UNIVERSITÉ CÔTE D’AZUR ? La Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) & le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) de la Faculté de Médecine de Nice proposent de rencontrer des personnes ayant une expérience de la vie avec la maladie ou de situation de handicap (en tant que patients ou proches) et désirant mobiliser leurs savoirs expérientiels au sein du système de santé dans l’enseignement, la recherche et les milieux de soins. Plus d’informations en contactant le 06.03.04.36.31, sur le site ci3p.univ-cotedazur.fr, ou en écrivant ICI
Alors qu’un nouvelle COP a eu lieu en novembre 2024, a 29ᵉ Conférence des Parties sur le changement climatique organisé du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan, l’Université Côte d’Azur, en prolongement de la précédente COP au sujet de laquelle avait déjà été organisé ce type d’évènement, a sollicité les Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le Public et la Maison de la Médecine et de la Culture pour réorganisé une rencontre ciné débat.
C’est ainsi, qu’associé au professeur en histoire de l’Art codirecteur de CREATES, Jean-Philippe Aubert, en en présence d’une membre du CI3P, professionnelle de santé également docteure en histoire de l’Art, Celine Tisseur, le jeudi 5 décembre au cinéma Variété de Nice sera organisé un débat à partir de la projection du film de 2016
Comme pour tant d’autres projets, l’ambition de proposer une revue semestrielle pour mettre en avant la recherche, y compris une recherche ouverte aux patients et pas uniquement au professionnels de la recherche afin de donner lisibilité et possibilité de reproductibilité voire de réfutabilité si nécessaire de nouvelles pratiques dans ce champ.
Cette revue est donc accessible en ligne gratuitement et ses articles sont référencés et accessibles sur la plateforme du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) Archives Ouvertes (HAL) et est en cours d’intégration du réseau de science ouverte EPISCIENCES dont les dernières étapes administratives sont en cours.
Vous pouvez soumettre directement vos propositions sur l’interface numérique de la revue sur le site interne EPISCIENCES
En cas de difficulté, vous pouvez nous contacter directement en cliquant ici
Cette revue entre dans le cadre philosophique de la charte patients included auquel son éditeur, le CI3P et l’Université Côte d’Azur de par sa politique de recherche prend en compte
La politique de recherche de l’Université développée à travers l’écosystème de santé et les facultés et écoles qui y participent
Après la publication des N°1 du printemps 2020 et les N°2, et N°3 de 2021, et la publication des deux numéros de 2022 (N° 4 – N° 5), et enfin du l’appel à du N°6 à l’été 2023, l’appel à contribution d’article pour le 1er semestre 2024 est ouvert.
Il est possible ;
de soumettre des articles sur le partenariat, de prise de position critique sur l’approche, d’étape vers le partenariat, freins rencontrés…;
qu’ils soient sous la forme de réalisation ou de projet sur le partenariat ou en chemin vers…;
de proposer une analyse critique de cette approche argumentée scientifiquement;
Des articles qui traiterait des modes de partenariat ou de ses empêchement au cours des deux premières années de pandémie mondiale, la pandémie de la Covid-19
Le format
L’article doit être précédé des résumés contenant les mots-clés en français et en anglais, voire d’un autre langue si l’auteur ou les auteurs le souhaitent.
Les auteurs doivent, si c’est le cas, expliciter leur affiliation, qu’elle soit académique, associative ou de tout autre institution ou autre.
Les propositions d’articles peuvent être déposées en format texte en cliquant ici.
Chaque article sera évalué au fil de l’eau par deux membres du comité scientifique ou orienté vers un spécialiste du domaine par le comité scientifique.
Les propositions d’articles de congressistes prolongeant des communications issues des rendez-vous organisés régulièrement depuis le congrès initial de 2019, comme autre volonté exprimée lors de la séance d’intelligence collective déjà présentée lors des 3 colloques proposés à Nice (2019), Toulouse (2021) et Rennes (2022 peuvent également être acceptées bien l’appel à communication n’est pas exclusif à ces colloques.
L’appel à contribution est ouvert
Le format accepté est de 3 500 mots par article dans le corps de texte, bibliographie non comprise, et ce bien qu’il est possible si le contenu est pertinent de dépasser ce format, comme vous pourrez le constater à la lecture des numéros publiés .
[1] Le mode d’édition numérique permet cependant de dépasser ce format selon la qualité de l’article.
Introduction du colloque par le professeur David Darmon, codirecteur médecin du Centre d’Innovation du partenariat avec les patients et le public, directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale et vice président en responsabilité du campus santé d’Université côte d’Azur
Introduction du colloque par Alexandre Lunel, codirecteur du Centre de Recherche Juridique de l’ Université Paris 8 (CRJP8), professeur de Droit
Communication de Sébastien Rubinstein, docteur en droit de la santé, membre associé du Centre de Recherche Juridique de l’ Université Paris 8 (CRJP8), partenaire du Centre d’Innovation du partenariat avec les patients et le public de la faculté de médecine d’Université côte d’Azur sur la délicate question de la rétribution du savoir expérientiel : entre le quasi bénévolat de la pair-aidance et la difficulté de rémunération des patients partenaires
Communication de Nicolas Chottin, doctorant en sciences de l’éducation, Emmanuelle Jouet, PhD en sciences de l’éducation, & Sabrina Labbé, professeur en sciences de l’éducation pour le laboratoire/Unité de recherche UMTS EFTS de l’Université de Toulouse Jean-Jaurès sur l’émergence du concept de pair aidance au regard de l’analyse lexicale scientifique
Communication d’Estelle Rousseau, doctorante en sociologie au sein du laboratoire Sophiapol de l’Université Paris Nanterre sur les contours du travail de ades patients partenaires dans le domaine du cancer
Intervention d’Eric Jean Salat, , Patient consultant en Affaires Publiques – Coordinateur d’équipe de soin spécialisée en val de Loire sur la question » le patient partenaire ressource… Un phenix ?
Communication de Julien Romera, médiateur de santé pair à Fact-psychiatrie Paris XI sur une contribution à ce qu’est la médiation de santé pair à travers une situation de cas clinique et des questionnements éthique qu’elle révèle
Communication de Luigi Flora, PhD, codirecteur patient du Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le Public de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur et chercheur associé du Centre de Recherche Juridique de l’Université Paris 8 (CRJP8)
ARGUMENTAIRE ET APPEL À COMMUNICATION DU 4ème COLLOQUE DE RECHERCHE JURIDIQUE ET ETHIQUE SUR LA PLACE DU PATIENT AU 21ème SIECLE
Alors que l’année 2023 a vu des rapports publiés sur le patient partenaire (Ministère de la santé 2023[1], CNOM, 2023[2]), que l’académie de médecine a présenté le 23 janvier dernier au ministère de la santé une réflexion sur cette dernière figure de patient et sur les médiateurs dans le domaine de la santé (Berkesse et al, 2023)[3], que l’Académie de Médecine a présenté le 23 janvier dernier au Ministère de la Santé une réflexion sur cette dernière figure de patient, le Centre de Recherche Juridique Paris 8 (CRJP8) et le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patents et le Public (CI3P) d’Université Côte d’Azur ont décidé pour le 4ème colloque de recherche juridique et éthique initié au sein de l’axe de recherche sur la place du patient au 21ème siècle de questionner ces nouvelles figures et leurs fonctions à partir de ce titre :
Médiateur de santé publique/de santé pair et patient partenaire
Alors que lors de la 1ère décennie du 21ème siècle, l’Université Paris 8 dans le cadre de la formation continue a initié des formations sur la médiation et que le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur propose de développer une culture du soin en partenariat avec les patients, il est apparu pertinent au vu des rapports publiés de questionner ces nouvelles approches afin de définir ou de cerner les points communs et différences dans ce qu’ils proposent.
L’UFR droit de l’université Paris 8 a créé en 2005 un diplôme universitaire puis des formations intitulées « information, médiation et accompagnement en santé »[1]. Elle reprenait une première initiative en prolongement du sentiment de nécessité de former des médiateurs de santé publique à la fin du 20ème siècle. Une entreprise réalisée à l’université Paris 7 par l’Institut Médical d’Epidémiologie Appliquée (IMEA) (DGOS, 2006[4]; HAS, 2007[5]).
Dans l’esprit de Paris 8, il était alors question de répondre à une commande sociale spécifique issue des états généraux avec les malades du cancer et principalement de la mesure 42 du 1er plan cancer[2]. Une formation qui au fil des ans s’est ouverte, comme celle de l’IMEA à d’autres problématiques de santé et à d’autres populations.
Or, à la fin de la première décennie de ce siècle, le Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé Europe en santé mentale s’est intéressé à l’approche proposée et, après y avoir envoyé étudier des personnes vivant avec des troubles psychiques, a proposé une rencontre avec l’équipe pédagogique afin de coconcevoir une formation diplômante inter-universitaire de Médiateur de santé pair dans le domaine de la santé mentale sur les bases de la formation créée en 2005 (Lunel, 2020)[6].
Ce fut la première formation interuniversitaire de pairs aidants en santé mentale de France. Un processus de formation par alternance et d’intégration de pairs aidants dans le système de santé fut ainsi engagé et donna lieu quatre ans plus tard à un rapport de cette expérimentation (Roelandt et al. 2014).[7] Depuis de nombreuses formations de pair-aidance en santé mentale ont vu le jour et la question de la pair- aidance comme de la médiation en santé s’est développée auprès d’autres populations comme par exemple actuellement auprès des personnes concernées par un cancer ou dans le domaine de la précarité comme le programme mondial « Housing First » (2018)[8] et sa déclinaison en France sous l’appellation « un chez soi d’abord » (Laval, 2022)[9]
C’est de cette rencontre que la première formation de médiation de santé pair en santé mentale, dans un cadre inter-universitaire (Paris 8 – Centre hospitalier de Sainte-Anne à Paris, Lille et Marseille) mobilisant ouvertement des personnes directement concernées par des troubles psychique fut organisée.
C’est également au cœur de la formation qui inspira la formation en alternance à la médiation de santé pair que les premiers travaux académiques sur les patients formateurs auprès des étudiant en médecine ont été menés (Flora, 2007[10]; 2010[11]), des travaux qui ont participé à ce qu’une 2019 une loi soit adoptée visant à ce que les UFRs de médecine favorisent l’implication des patients dans les cours théoriques et pratiques[3].
Un cadre législatif qui a été repris quatre ans plus tard, pandémie mondiale oblige, pour que des recommandations soient publiées par le ministère de la santé et de la prévention pour accompagner les institutions dans cette démarche et dont un comité de suivi poursuit l’accompagnement des mesures à adopter en 2024.
C’est également de ses premiers travaux dont est issus le processus qui permit pour partie d’éclairer les savoirs expérientiels de patients (Jouet et al, 2010)[12]. Des savoirs qui avec les compétences des patients leur permettent de mobiliser des savoirs et de les socialiser (Flora, 2012[13]; 2015[14]; DCPP, 2015[15]), ce qui constitue la base de l’assise conceptuelle de l’approche du partenariat de soin avec le patient (Karazivan et al, 2015[16]; Pomey et al, 2015[17]) ou approche patient partenaire de soin telle qu’étudiée par quatre états membres de l’Union Européenne financée par le programme INTERREG (Consortium INTERREG, 2020)[18].
C’est donc de cette histoire qui accompagne le développement de la santé publique composant avec la démocratie en santé que s’organise avec les personnes concernées l’adaptation du système de santé, du médico-social et de la société dans le domaine de la santé et de la solidarité. C’est ce qui amène ce 4ème colloque de recherche juridique et éthique à l’appel à soumission pour communication de ce colloque qui sera organisé sur le campus Condorcet en Île-de-France en décembre 2024.
Les communications attendues peuvent mettre en lumière les actions de médiation dans le domaine de la santé, qu’elles soient issues de la médiation de santé publique, de la médiation de santé pair comme d’analyses critiques sur les actions et le cadre législatif existant ou de ce qu’il serait nécessaire d’adopter.
Elles peuvent concerner des patients partenaires pour leurs propres soins, leur participation à l’enseignement, les milieux de soin, la cité ou la recherche. Il peut également être question de traiter de parallèles et de différences, de comparaisons entre ses nouvelles figures agissant dans le domaine de la santé et du social, ou encore des politiques de santé qui les encadrent comme du manque de politiques de santé à cet égard.
Les prolongement des colloques de cet axe de recherche initié en 2020
Le 3ème colloque donne lieu à publication ( en cours de rédaction puis de publications) à des actes qui paraîtront aux éditions Hospitalières.
Le site du colloque : le campus Condorcet, plus grande concentration de chercheurs en sciences humaines et sociale d’Europe Campus Condorcet Auditorium de l’Humathèque 8, cours des Humanités 93322 Aubervilliers CEDEX
La date : Le lundi 16 décembre 2024
Bibliographie
[1] Diplôme Universitaire et Maîtrise/Master 1 de droit de la santé
[2] Cette mesure 42 relevait d’une demande des malades de pouvoir s’entretenir sur les traitements et la vie avec la maladie au sein de l’établissement dans lequel ils sont soignés avec des professionnels non impliqués dans leur parcours de soin.
[3] Article 23 de la Loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et la transformation du système de santé : les UFRs médicale doi[ven]t favorise[r] la participation des patients dans les cours pratiques et théoriques
[4] Cette revue aujourd’hui intégrée à la plateforme numérique de sciences ouvertes Episciences, un réseau coordonnée par le CNRS et créé avec l’INRIA et l’INRAE), elle initie l’epi « sciences de la santé ».
[1] Thomas B., Fourcade A. Morlat P. (Dir.) (2023). Etat des lieux et perspectives pour le déploiement de la participation des patients dans la formation initiale des médecins. Ministère de la santé et de la prévention. France.
[2] CNOM (2023). Le patient partenaire. Commission des relations avec les associations de patients et d’usagers Section Éthique et Déontologie du Conseil de l’Ordre des Médecins
[3] Berkesse A., Denormandie P., Henry E., Tourniaire N., Belkhir F. (2023). La médiation en santé : un levier relationnel de lutte contre les inégalités sociales de santé à consolider. Rapport IGAS de juillet 2023 ( Inspection Générale des Affaires Sociales).
[4] DGS (2006), Evaluation des actions de proximité des médiateurs de santé publique et de leur formation dans le cadre d’un programme expérimental mis en œuvre par l’IMEA, Paris, Direction générale de la santé.
[6] Lunel A. (2021). Du patient formateur au médiateur de santé pair : histoire d’une formation ancrée dans la cité. Pratiques de formation : Analyses. N° 2, pp. 8-24.
[7] Roelandt J.-L., Staedel B., Rafael F., Marsili M., François G., Le Cardinal P., Desmons P. (2014). Programme Médiateurs de santé/pairs : Rapport final de l’expérimentation 2010-2014. Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale, EPSM Lille Métropole.
[8]Estecahandy P., Laval C. (Dir.) (2018). Housing First.Au-delà du sans-abrisme et de la psychiatrie.Vie sociale 2018/3-4 (n° 23-24), Toulouse. Erès.
[10] Flora L. (2007). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine. Maîtrise, en droit de la santé, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8
[11] Flora L. (2010). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : un concept effectif. Revue Générale de Droit Médical (RGDM), N° 34, mars 2010, éditions Les études hospitalières, Bordeaux, pp.115-135
[13] Flora L. (2012). Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet.
[14] Flora L. (2015), Un référentiel de compétences de patient : pour quoi faire ? Du savoir expérientiel des malades à un référentiel de compétences intégré : l’exemple du modèle de Montréal. Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.
[15] DCPP (2015). Référentiel de compétences des patients, Direction collaboration et partenariat patient. Faculté de médecine, Université de Montréal.
DU Art du soin en partenariat de soin avec le patient
Cette formation à l’Art du soin en partenariat avec le patient a pour particularité d’être une création coproduite par une association citoyenne, la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et la Faculté de Médecine de l’Université Côte d’Azur.
Cette formation complémentaire s’adresse à des personnes impliquées dans dans le système de santé ou dans la cité pour autrui ou pour elles-mêmes désirant s’engager dans l’acquisition, le développement et la co-construction d’une culture de l’art du soin en partenariat avec le patient, avec les citoyens. Elle questionne et encourage les différentes manières de soigner, de se soigner, à travers des ateliers participatifs (questionnements philosophiques, éthiques à partir de grands films documentaires ou de fictions représentant la médecine, ateliers d’écriture narrative, mises en situation de récits narratifs, analyse de situations).
Les thèmes abordés
Primum non nocere – Devenir partenaire de soin – Le partenariat de soin entre professionnels de santé, patients et proches -Le soin jusqu‘au bout de la vie – D’abord, ne pas nuire. Tous malades ? – L’écoute – La décision partagée et le partenariat de soin – Programmé mais libre – Inventer le soin de demain, ensemble- Le professionnel de santé : soin et vulnérabilité – Le soin dans l’administration des soins – Précarité, inégalités sociales, accès aux soins et solidarités dans le soin – Soin et nouvelles technologies – Demain, la médecine intégrative -Autour du handicap.
Bibliographie conseillée
Evaluation :
Elle consiste en la participation au cours des 12 journées, associée à une soutenance durant laquelle est présentée la transformation de l’étudiant dans ce qu’il choisit de mettre en avant de la constitution de son portfolio et d’un projet ou une réalisation de partenariat à impact social que l’étudiant développe durant la formation.
voir la vidéo réalisée dans le cadre du prix PEPS 2018 décerné par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la catégorie innovation pédagogique en formation tout au long de la vie ci-dessous
voire la vidéo réalisée dans le cadre du prix PEPS 2018 décerné par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la catégorie innovation pédagogique en formation tout au long de la vie ci-dessous
Télécharger la plaquette d’information de la formation ci dessous
• Décideurs en santé • Étudiants en sciences de la santé • Patients chroniques • Proches • Professionnels de santé.
Organisation et Durée : 13 séances de 6h30 dont la session finale de soutenance.
Effectif : de 5 étudiants minimum à 20 étudiants maximum
Notre expérience de la formation a depuis 7 ans accueilli des promotions d’ étudiants composées de : médecin.s généraliste.s, spécialiste.s, hospitalier.e.s et libéraux, sage-femme, infirmier.e.s, orthophoniste.s, aide soignante devenue coordinatrice de programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) de Communauté pluriprofessionnelle territoriales de santé (CPTS), de patient.e.s, de proche.s, étudiants de médecine de 2ème, 3ème 4ème, 5ème et 6ème année et d’étudiants en sciences de la santé.
Cadre de formation : Initiale et Continue
Tarif de la formation : 407 euros (étudiants en médecine 350 euros). Bourses à l’étude.
Candidatures à déposer à partir du lundi 19 aout 2024 au mardi 15 octobre 2024 minuit.
Les dates de session ( sous réserve)
Les vendredi 9 à 12 heures 30 puis de 14 à 17 heures :
Le 6 décembre 2024
Les 10 et 24 janvier 2025;
Les 7 et 21 février 2025
Les 7 et 21 mars 2025
Les 4 et 18 avril 2025
Les 9 et 23 mai 2025
Le 6 juin 2025
Le 20 juin 2025, jour de soutenance
Responsable scientifique : Dr David Darmon, co-directeur médecin du CI3P, Directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale (DERMG) et vice président de l’Université Côte d’Azur en responsabilité du Campus Santé.
Intervenants réguliers :
Jean-Michel Benattar (médecin spécialiste membre fondateur de la MMC et codirecteur organisationnel du CI3P) et coordinateur de la formation ;
Luigi Flora (patient-chercheur, codirecteur patient du CI3P) ;
Clémence Chao Boggero, étudiante en médecine, diplômée du DU en 2022
Céline Tisseur, docteure en sciences de l’Art, cadre infirmière de formation à la Croix rouge.
David Darmon (médecin généraliste, co-directeur médecin du CI3P, directeur du DERMG) ;
D’autre part, ce groupe d’apprentissage mutuel à l’Art du soin en partenariat avec le patient intègre lors de certains séminaires des invités tels des philosophes, anthropologues, écrivains…
Clémence Chao, membre de l »équipe pédagogique après avoir été diplômée de cette formation
Articles de Nice Matin sur le DU Art du Soin en partenariat avec le patient :
Le 8 octobre 2023 : Aurélie Selvi (2023). Cette formation universitaire niçoise révolutionne le rapport patient-soignant. Nice matin, le dossier du dimanche.
La motivation de cette formation relève de demandes formulées du fait de l’intérêt de patients, professionnels de santé et étudiants ne pouvant participer à la formule en présentiel, soit qu’ils ne résident pas dans le bassin niçois, soit que les horaires ne le leur permettent pas ou encore qu’une situation de handicap momentanée ou prolongées n’empêche leur présence à la faculté de médecine de Nice.
L’écoute, qui sied à l’Art du Soin en partenariat avec le patient, nous a ainsi, forts de l’expérience acquise lors de la pandémie, conduit à proposer cette option. La formation conserve la mêmes philosophie et le même programme selon des rythmes différents.
Les sessions, toujours organisées autour d’une œuvre d’art en lien avec un thème de santé à explorer ou approfondir, sont l’occasion tant de révéler nos représentations, la richesse des points de vue et approches, que de s’exercer à l’art du Soin en partenariat avec le patient et/ou le proche.
Chaque journée comporte plusieurs des ateliers suivants:
ciné-débat du film visionné en interséance,
retour de la bibliographie interséance,
atelier de médecine narrative, ou inspiré de la médecine narrative
atelier de mise en situation avec debriefing,
atelier « projet partenariat patient ».
Après une période d’appréhension du cadre, les œuvres d’art à partir desquelles sont conçues les sessions pédagogiques et les différents apports qui enrichissent la réflexions et la pratique peuvent être le fait des étudiants
Un portfolio se constitue tout au long de la formation, il comporte les traces d’apprentissage participatif et le travail personnel d’analyse de la bibliographie, des vidéos et des films conseillés, de proposition et d’analyse de situations cliniques vécues, fictionnelles ou simulées, ainsi que la description du projet partenaire.
Un projet ou une action de partenariat de soin avec le patient à impact social est conçu au cours de la formation, une action qui peut prolonger le temps de la formation
Responsable scientifique : Dr David Darmon, co-directeur médecin du CI3P, Directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale (DERMG) et vice président de l’Université Côte d’Azur en responsabilité du Campus Santé.
Intervenants réguliers :
Jean-Michel Benattar (médecin spécialiste membre fondateur de la MMC et codirecteur organisationnel du CI3P) et coordinateur de la formation ;
Luigi Flora : patient-chercheur, codirecteur patient du CI3P et conseiller patient senior du Codirectrice patiente du Centre d’Excellence du Partenariat avec les patients et le public (CEPPP)
Arnaud Halloy, anthropologue (Absent en 2022-2024);
Nicolas Guillot, étudiant en médecine diplômé du DU en 2021;
Stéphanie Fauré, patiente diplômée du DU en 2020 ;
Julien Pernot, médecin pneumologue, diplômé du DU Art du Soin en partenariat avec le patient en 2024.
David Darmon, codirecteur médecin du CI3P;
Les plages d’inscription seront ouvertes du 19 août au 15 octobre 2023 à minuit pour la session 2024-2025.
Dates des sessions 2024-2025 :
le vendredi 14h-18h (sous réserve)
Le 13 décembre 2024
Les 17 et 31 janvier 2025
Les 14 et 28 février 2025
Les 14 et 28 mars 2025
Les 11 et 25 avril 2025
Le 17 mai 2025
Le 13 juin 2025, jour de soutenance sur la journée en visioconférence
Effectif : de 5 étudiants minimum à 20 étudiants maximum
Notre expérience de la formation a, depuis 3 ans, accueilli des promotions d’ étudiants composées de : médecin.s généraliste.s, spécialiste.s, hospitalier.e.s et libéraux, infirmières, orthophoniste.s, écrivains publics et hospitaliers, cadre hospitalier, patient.e.s dont certains étaient déjà en activités de partenariat, proche.s, étudiants de médecine de 2ème, 3ème et en sciences de la santé et en philosophie, communication
Cadre de formation : Initiale et Continue
Tarif de la formation : 407 euros (étudiants en médecine 350 euros). Bourses à l’étude.
Candidatures à déposer à partir du 21 août et jusqu’au 17 octobre 2024
Communications sur cette formation en congrès scientifique :
5 octobre 2022 :Flora L., Benattar J.-M., Fauré S., Desserme R., Rousselin L., Halloy A., Guillot N., Claessens A., Darmon D. Les Diplômes universitaire Art du Soin en partenariat avec le patient et la responsabilité sociale des universités. 3ème colloque international sur le partenariat de soin avec les patients. Ecole des Hautes Etudes en Santé publique (EHESP), Rennes, 5, 6, 7 octobre 2022
23 septembre 2022 : Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S.. « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022
Article de Nice Matin sur le DU Art du Soin en partenariat avec le patient:
Le 8 octobre 2023 : Aurélie Selvi (2023). Cette formation universitaire niçoise révolutionne le rapport patient-soignant. Nice matin, le dossier du dimanche.