Cette formation coconçue et organisée avec des professionnels de santé et des patients s’adresse aussi bien aux étudiants en cursus initial que dans la cadre de la formation continue tel que décrit sur la page descriptive des informations complètes sur le site de l’Université aux pages détaillant les formations en santé proposées.
Cette formation dont les premières soutenances ont eu lieu en septembre 2022 a donné lieu à un jury comprenant les enseignants chercheurs en médecine, mais également un maitre de stage en médecine générale et un patient partenaire.
Diffusion de la connaissance :
Flora L., Darmon D., Benattar J.-M. Master class : penser et concevoir un ecosystème d’implantation du partenariat de soin avec les patients en soins primaires. 3ème colloque international sur le partenariat de soin avec les patients. Ecole des Hautes Etudes en Santé publique (EHESP), Rennes, 5, 6, 7 octobre 2022, le 6 octobre 2022
Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S.. « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022, le 23 septembre 2022.
La réforme des études de médecine du second cycle intègre un nouvel examen national, l’Examen Clinique Objectif Structuré (ECOS).
Génèse
De ce cadre à venir, des étudiants en médecine qui ont participé au DU Art du Soin en Partenariat avec le patient en 2020-2021 ont décidé de proposer ce projet de partenariat de soin avec le patient au cours de leur formation.
L’équipe pédagogique a accompagné ce projet qui a proposé, à partir des situations listées au niveau national, de concevoir avec des patients des stations ECOS.
Ces stations ECOS ont par la suite été proposées aux étudiants en médecine de 2ème et 3ème année dans le cadre de webinaires intitulés « En chemin vers les ECOS dans l’Art du Soin avec le patient« . C’est ainsi que d’avril à fin juin 2021, plusieurs stations ECOS formatives ont été proposées, enrichies d’une information sur cette nouvelle disposition pédagogique associée à une oeuvre d’art et à la participation de patients partenaires.
Ces stations ECOS ont par la suite été proposées aux étudiants en médecine de 2ème et 3ème année dans le cadre de webinaire intitulé en chemin vers les ECOS dans l’Art du Soin avec le patient. C’est ainsi que d’avril à fin juin 2021, plusieurs stations ECOS formatives ont été proposées, enrichie d’une information sur cette nouvelle disposition pédagogique associé à une oeuvre d’art et la participation de patient dont un suivant la consigne de chaque station ECOS.
Parallèlement le CI3P et le DERMG ont participé aux conférences nationales sur le sujet et au groupe de travail de la faculté de médecine. Les CI3P et DERMG ont eu l’accord des responsables locaux de l’application de cette réforme de mener une recherche sur l’implication des patients à ce nouveau dispositif pédagogique.
Dispositif pédagogique
C’est ainsi, qu’à partir de cet accord et des premières stations ECOS coconçues au sein du DU Art du Soin en partenariat avec le patient, une première session a été organisée le 8 juillet avec 3 stations ECOS ouvertes aux étudiants en médecine L3, M1 et M2 (3ème, 4ème et 5ème année de médecine). Cette session de 3 stations comprenait 3 patients formateurs soumis à la consigne de la station, 3 évaluateurs médecins et 3 évaluateurs patients. Le temps des sessions de 7 minutes était reproduite à trois reprises puis une séance de réflexion fut organisée avec l’ensemble des participants.
En 2021/2022, chaque étudiant de 4ème année de médecine qui a participé à un stage en médecine générale, valide celui-ci par un passage obligatoire à cette mise en situation en station ECOS.
Témoignage d’une étudiante en médecine de 4ème année, Léa, à la sortie d’une mise en situation de station d’Examen Clinique Observable Structuré (ECOS)
Témoignage d’une enseignante chercheure en médecine générale, Tiphanie Bouchez
Le témoignage de Frédérique Haas, patiente partenaire formatrice avec le CI3P
La recherche
Cette première initiative est méthodiquement suivie d’autres sessions organisées, sous forme de recherche formation selon l’approche de la recherche action, à partir desquelles nous recueillerons méthodiquement des données que nous analyserons au fur et à mesure, ouvrant un nouvel axe pédagogique.
2021/2022
Des stations ECOS destinées aux étudiants de second cycle, en 4ème année de médecine, ayant au cours du semestre réalisé un stage en médecine générale sont obligatoirement orientés vers une station mettant en scène une tache à réaliser en médecine générale dans le cadre d’une station ECOS. L’étudiant exerce dans le cadre d’une consultation un patient formateur sous le regard d’un tandem enseignant médecin-patient formateur évaluateur. les stations pensées à but formatif sont suivies d’un moment de retro-action entre l’étudiant et le tandem de partenariat dans une premier temps, enrichi d’un retour du patient consultant.
2022/2023
Les étudiants en 4ème année de médecine continuerons de bénéficier de cette innovation pédagogique et les étudiants de 5ème année seront également impliqués dans cette approche pédagogique.
Accompagnement des Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) dans la forme prévue au niveau national
Parallèlement à la recherche présentée, un patient partenaire diplômé de la formation menant au Diplôme Universitaire (DU) Art du Soin en partenariat avec le patient, Didier Briand, participe à la mise en place de l’organisation, telle que prévue au niveau national, par son aptitude à fédérer des citoyens pour mettre en situation les étudiants en médecine dans les stations ECOS dont les scenarii sont composées d’une relation médecin patient.
Conclusion d’une recherche en anthropologie de Clémence Hien Hobo sur ce dispositif pédagogique
L’approche du partenariat-patient développée en Nice depuis quelques années avec l’introduction des patients partenaires à la faculté de médecine est une véritable révolution.
Arriver au terme de cette recherche sur le partenariat patient dans la formation des médecins, nous sommes mieux en mesure de répondre à notre question initiale à savoir : Dans quelle mesure l’introduction des patients partenaires à la faculté de médecine modifie-t-elle la formation des médecins ? Même si la nature exploratoire de cette recherche nous invite à la prudence dans ses conclusions, plusieurs pistes méritent d’être explorées dans le cadre de prochaines recherches. L’ethnographie a mis en avant deux tendances, tant chez les patients-partenaires que chez les étudiants ayant pris part aux ECOS.
Du point de vue des patients, il y a ceux pour qui cette approche est en train de changer la formation des professionnels de santé et, de l’autre, ceux qui préfèrent rester neutres, car pour eux, il est encore trop tôt pour se prononcer sur cette question. Chez les étudiants, les données ont aussi révélé que l’introduction de patients partenaires dans les ECOS apporte des changements dans l’apprentissage de leur futur métier, grâce notamment aux retours qui se font pendant les ECOS formatives et le contact qu’elles favorisent avec de vrais patients. La recherche a également mis en lumière les principaux facteurs motivationnels et démotivationnels de l’engagement des différents acteurs impliqués dans le partenariat-patient. Une question qui reste cependant largement irrésolue, tant pour les patients partenaires que pour les étudiants, est celle de leur place dans le système pédagogique français.
Quelques points d’amélioration ont également été évoqués par les différents acteurs. Au niveau des patients partenaires, quelques points ont été évoqués. Notamment le temps d’évaluation, la sensibilisation et la promotion de cette approche au niveau national et leurs statuts. Au niveau des étudiants les aspects à améliorés tournaient autour de l’organisation de plus d’ECOS formatives et plus de retours personnalisé pour chaque étudiant après les stations d’ECOS. Bien que cette étude ait fait état de certains résultats positifs, il n’est pas possible, en raison de la non-participation des médecins, de tirer des conclusions généralisables sur les éventuels changements qu’induit l’introduction des patients partenaires dans la formation des médecins. Pour pouvoir tirer de telles conclusions, il est nécessaire d’obtenir le point de vue des médecins. Cependant, cette recherche a permis d’ouvrir l’une ou l’autre piste de réflexion, comme la question du statut des patients partenaires dans la formation des médecins et des professionnels de santé de manière plus générale, ainsi que la question du degré d’implication et de motivation des différents acteurs. Si, comme nous l’avons éclairé, patients et étudiants sont généralement fort impliqués dans les ECOS, ce n’est pas nécessairement le cas de certains médecins, comme j’ai pu le ressentir dans le cadre de cette recherche.
Diffusion de la connaissance acquise
Le 9 juin 2023 : Flora L. , Pouillon M., Coussement Y., Benattar J.-M. , Rousselin L., Filali S., Rubinstein S., Bouchez T., Haas F., Gasperini F., Mendjisky N., Darmon D. (2023). Mobiliser les patients dans les Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) au cœur de la réforme de 2ème cycle des études de médecine. 4eme Colloque sur l’engagement des patients dans les formations en santé, le 9 juin 2023, faculté de médecine de l’Université Sorbonne Paris Nord Bobigny (France).
Le 31 mai 2023 : Flora L., Benattar, J.-M. Bouchez T., Filali S., Darmon D. Intégrer des ECOS réalisés en partenariat avec les patients en fin de stage en second cycle : Fruit d’une recherche formation, Forum International de pédagogie en sciences de la santé, 31/05-2/06/2023, Montréal, Québec Canada.
Le 15 décembre 2022 : Flora L., Bouchez T. Darmon D. « Mobiliser les patients dans les Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS) au cœur de la réforme du 2ème cycle d’enseignement des études de médecine générale« . 22ème congrès national du collège académique des enseignants en médecine générale (CNGE), Grand palais de Lille. 14 au 16 décembre 2022
Le 23 septembre 2022 : Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S. (2022). « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022.
Le 15 octobre 2021 : Guillot N., Flora L., Pop C., Ravot M., Benattar J.-M., Darmon D. (2021). « La participation à la réforme du 2ème cycle des études de médecine à travers les ECOS mobilisant des patients formateurs du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P)« . 3ème Colloque inter universitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, Faculté de Médecine de Montpellier.
Publications :
Hien C. (2023). Le partenariat patient dans la formation initiale des médecins ; le cas des ECOS à la faculté de médecine de Nice. Master 1 d’anthropologie des techniques et innovation sociale : Design, eau et environnement. Université Côte d’Azur.
Guillot N., Flora L., Benattar J.-M., Ravot M., Pouillon M., Fauré S., Gasperini F., Rubinstein S., Filali S., Rousselin L., Bouchez T., Pop C., Darmon D. « (2022). « La participation à la réforme du 2ème cycle des études de médecine à travers les ECOS mobilisant des patients formateurs et du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) et des étudiants en médecine ». Les actes du 3ème Colloque interuniversitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, pp. 43-44..
Depuis l’année académique 2020 2021, les internes de médecine générale d’Université Côte d’Azur se voient proposer, au cours de leur 3 années d’internat, une formation intégrée composée de six jours de formation à l’ETP enrichis de l’intégration de cette approche dans plusieurs séminaires déjà existant.
Et, depuis 2023-2024, alors que les premiers internes en médecine terminent leur formation d’éducation thérapeutique coencadrée par des tandems de partenariat médecins patients, la formation est repensée pour s’étalier sur les quatre ans d’internat.
Fort des séminaires déjà conçus et encadrés ces dernières années en partenariat entre médecins et patients formateurs, la formation se modifie au fil des ans pour permettre une meilleure adaptation au fil du nombre de séminaires conçus en partenariat.
Généalogie de cette formation coconçue entre médecins enseignants et patient partenaires formateurs avec le CI3P
Début juillet 2020 se sont réunis des enseignants chercheurs praticiens en médecine générale, deux internes et des patients partenaires formateurs pour concevoir une ingénierie de formation à l’éducation thérapeutique en partenariat avec les patients intégrée au cœur du curriculum de formation à la spécialité de médecine générale.
La conception de cette formation de base à l’éducation thérapeutique du patient (ETP), a été précédée en juin 2020 d’une formation de base acquise avec le CRES PACA. Des enseignants chercheurs du DERMG, quelques internes et des patients partenaires déjà mobilisés ont ainsi été formés aux 40 heures légales.
Le mois suivant, ces médecins enseignants et patients partenaires formateurs se sont retrouvés, sous la supervision des formateurs du CRES pour concevoir l’ingénierie de formation. Le CRES a ensuite accompagné les tandems de partenariat médecin patient en observant la première année de mise en œuvre (4 jours de formation). Cette analyse a par la suite été communiquée à un comité de pilotage présidé par les codirecteurs médecins et patients du CI3Pet un COPIL composé de trois médecins enseignants chercheurs et de trois patients partenaires mobilisés régulièrement par le CI3P.
Ce sont donc 7 tandems de partenariat médecins patients qui ont initié les séquences pédagogiques de cette formation à l’automne 2020. Des tandems qui sont en 2025 plus nombreux car au cours de cette formation ont été intégré des patients partenaires et d’autres professionnels de santé exerçant dans les maisons de santé pluriprofessionnelles dans lesquelles ils collaborent avec les médecins enseignants afin de permettre de former au plus près des réalités des milieux du soin
Fort des séminaires déjà conçus et encadrés ces dernières années en partenariat entre médecins et patients formateurs, la formation se modifie au fil des ans pour permettre une meilleure adaptation au fil du nombre de séminaires conçus en partenariat.
Le point de vue d’un médecin partenaire enseignant, membre de tandem de partenariat médecin patiente sur cette activité pédagogique
Fabrice Gasperini, médecin généraliste enseignant chercheur du département d’Enseignement et de Recherche en médecine générale (DERMG) à la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur présente cette formation et son intérêt selon sa perspective de médecin
Le point de vue d’une patient partenaire/patient formatrice, membre de tandem de partenariat médecin patiente sur cette activité pédagogique
Frédérique Haas, patiente partenaire formatrice auprès des étudiants en médecine et au sein d’une équipe d’éducation thérapeutique du patient dans le Soin, nous présente sa perspective de cette proposition pédagogique et ses atouts
Le 23 septembre 2022 : Flora L., Darmon D., Bouchez T., Verkest E., Coussement Y., Benattar J.-M., Ravot M., Gaspérini F., Rousselin L., Margo C., Rubinstein S., Danelsky C., Haas F., Casta C., Munck S.. « Développer une culture du soin entre professionnels de santé, du médico-social, des patients, proches, tous citoyens : le partenariat de soin avec les patients et le public« . 2ème Congrès International du RIFRESS : Réseau International Francophone pour la Responsabilité Sociale en Santé, Bruxelles, Belgique. 21-24 septembre 2022.
Au printemps 2024, des partenariats ont été mis en oeuvre, ponctuellement ou de manière continue avec 5 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), un centre de santé et trois CPTS, l’un par les soins primaires, la CPTS du pays de Grasse, l’autre par un établissement hospitalier de la CPTS Riviera et la CPTS de Nice Nord avec laquelle nous sommes en cours de discussion.
MSP de l’Olivier, quartier de la Trinité de Nice
MSP Nice centre Ouest
MSP Centifolia, Grasse
MSP des collines, Rocquefort les pins
MSP centre est de Nice
Centre de santé universitaire ouvert aux habitants du quartier Saint Anjely, Nice
Résumé des autres informations que comporte cette page : Cette page propose quelques explications et à travers certains éclairages sur les possibles implantations de partenariat de soin avec les patients et le public dans les maisons de santé (MSP) et communautés pluri-professionnelles de Territoriales de Santé (CPTS) enrichies d’illustration des actions déjà mises en oeuvre par le biais de capsules résultant d’entretiens de patients partenaires mobilisés et autres médiatrices de santé susceptibles d’inspirer des équipes en place ou en cours de création de tels dispositifs
Introduction : Depuis le début de cette année 2021 est lancé un projet activement réfléchi depuis l’automne 2020 d’accompagnement des maisons de santé pluri professionnelles et communautés professionnelles de territoire (CPTS) de la région vers le partenariat de soin avec le patient.
Alors que nous préparons le contexte avec les médecins généralistes du département d’enseignement et de recherche en médecine générale (DERMG), les premiers patients qui permettraient d’accompagner sur sites sont actuellement rencontrés et les premières initiatives mises en oeuvre.
INFOS +
Qu’est ce qu’une maison de santé ?
Les maisons de santé sont des structures pluri professionnelles dotées de la personnalité morale et constituées entre professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens.
Les professionnels de santé qui exercent en leur sein (essentiellement des professionnels libéraux) doivent élaborer un projet de santé attestant de leur exercice coordonné. Les maisons de santé sont appelées à conclure avec l’agence régionale de santé un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens préalablement à tout versement d’une aide financière par l’agence.
Qu’est ce qu’une Communauté Pluridisciplinaire de Territoire de Santé (CPTS) ?
Une CPTS est une nouvelle forme d’exercice coordonné proposée aux professionnels de santé. À l’échelle d’un territoire défini, elle vise notamment à mieux organiser les parcours des patients. Pour parvenir à ce but, elle a pour mission d’améliorer la coopération des professionnels de santé de ville ; entre eux et avec leurs partenaires.
Elle est l’une des modifications du système de santé issue de La loi de modernisation de la santé de 2016 qui définit de manière exhaustive la notion de Communauté Pluridisciplinaire de Territoire de santé.
Résultats de recherche menées en soins primairessur de nouvelles pratiques du Soin, l’exercice du soin par des tandems de partenariat médecin-patient partenaire auprès ou avec le patient qui consulte
Burel L. (2024). Le tandem partenariat médecin généraliste-patient partenaire : une expérience transformative. Thèse d’exercice de médecine, Faculté de médecine de Nice, Université Côte d’Azur.
Cette vidéo présente un travail de recherche, à partir de recueil de données issues des groupes d’analyses de pratiques mis ne place pour accompagner ce nouveau type de pratiques, complété d’entretiens des membres des tandems de partenariat médecins patient impliqués en clinique, dans le soin. Une recherche menée par deux patients chercheurs, tous deux docteurs en pédagogie et en sciences de l’éducation, Luigi FLora, également codirecteur patient du CI3P et Nicolas Fernandez, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, tous deux également chercheurs associés du Centre d’Excellence du partenariat avec les patients et le public (CEPPP) du centre de Recherche du CHU de l’Université de Montréal (CR-CHUM) et membres associés de la chaire de recherche Canadienne en évaluation des technologies et des pratiques de pointe.
QUELQUES AUTRES EXEMPLES DE PRATIQUES
L’été 2021 a été l’occasion de concevoir quelques capsules audiovisuelles de sensibilisation à l’implication de patients partenaires ressources susceptibles d’accompagner les professionnels de santé dans les maisons de santé et Centre Pluri-professionnels de Territoire de Santé. De courts entretiens menés auprès d’intervenants dans le cadre du partenariat en maison de santé et Communauté pluri professionnelles de territoire (CPTS) à destination tant des équipes de médecins et autres professionnels de santé exerçant dans ces organisations, souhaitant en créer en partenariat avec des patients, que des patients susceptibles de se mobiliser dans ce cadre que vous pouvez retrouver ci-dessous :
Pascale Lambrech est patiente partenaire en maison de santé pluri-professionnelle. Elle est spécialisée en Education Thérapeutique du Patient (ETP) et coordinatrice avec une professionnelle de santé de l’ETP au sein de la maison de santé qui l’emploie. Pascale lambrech est diplômée 2023 du diplôme universitaire à l’Art du Soin en partenariat avec le patient de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur
Pascale Lambrech, patiente partenaire en tant que coordinatrice, avec une professionnelle de santé de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) en maison de santé pluri-professionnelle décrit le coeur de ses activités
Explication du processus de co-conception d’une maison de santé entre professionnels de santé et patient, représentant des usager. Jean-Luc Plavis, impliqué dans la maison de santé de la ville de Suresnes, en région parisienne, nous éclaire dans le cadre d’un entretien sur les formes de partenariat créés dans cette maison de santé
La maison de santé de Suresnes, coconçue avec patients et professionnels de santé mobilise la population du quartier ou elle est installée depuis plus de 10 ans. Jean-Luc Plavis qui était de la création de cet espace de soin nous explique ce qui se fait et ce qui a encore été peu expérimenté à ce jour mais serait, selon lui envisageable.
Ghislaine Rouly est patiente partenaire à Montréal dans l’équivalent d’une maison de santé, un groupement de médecine de famille universitaire (GMFU). Elle nous présente sa place au sein de ce centre de soin de première ligne. Ghislaine Rouly est diplômée 2023 du diplôme universitaire à l’Art du Soin en partenariat avec le patient de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur et a rejoint l’équipe pédagogique de ce DU en ligne pour l’exercice 2023/2024. Elle est également co-titulaire de la chaire Canadienne sur le partenariat avec les patients et el public avec le professuer de médecine de famille Antoine Boivin et codirectrice patiente du Centre d’Exellence du partenariat avec les patients et le public (CEPPP) du CRCHUM de l’Université de Montréal au Québec
Ghislaine Rouly, patiente partenaire ressource au sein d’un GMFU ( Groupement de Médecine de Famille Universitaire) nous propose d’éclairer comme son activité s’est mise en place au sein de cette organisation de soins primaires et nous décrit certains aspects de ses activités
Pour aller plus loin : un éclairage sur le projet dans lequel s’insère l’activité de Ghislaine Rouly, patiente partenaire ressource auprès de médecins de familles ( médecins généralistes français et les paramédicaux avec qui ils évoluent), celui de la communauté soignante. Projet conçu avec dans l’équipe de recherche le codirecteur patient du CI3P depuis 2017 en cliquant ici. Un concept aujourd’hui intégré dans la typologie internationale de l’initiative internationale TRANSFORM. La Communauté soignante y est considéré comme « modèle emblématique » de soins communautaires intégrés.
Si les patients partenaires impliqués dans les maisons de santé et communautés pluri-professionnelles de territoires de santé est très récent, les médiateurs et médiatrices de santé déployés depuis une vingtaine d’années peuvent également intégrer les maisons de santé et enrichir la qualité de soin au delà du médical apporté, un Art du Soin tel que développé par le CI3P, une forme de partenariat porté par le lien entre cliniciens et médiateurs issu de la population. Wafa est également diplômée 2023 du diplôme universitaire à l’Art du Soin en partenariat avec le patient de la faculté de médecine d’Université Côte d’Azur
Wafa Larbi, médiatrice de santé à la maison de santé pluri-professionnelle de la Trinité nous éclaire, au cours de cet entretien avec un membre du CI3P, sur des aspects essentiels de ses activités et sur le cadre contractuel dans lequel elle exerce.
Si la communauté soignante est un exemple international de mobilisation de patiente partenaire, en France il existe des initiatives mobilisant la population et la médiation en santé, comme le démontre par exemple la maison de santé d’Echirolles, au sud de Grenoble.
Un consortium de recherche interdisciplinaire a accueilli lors de sa constitution l’équipe de direction du CI3P et s’et ainsi constitué en équipe interdisciplinaire en partenariat avec le patient, RETInES.
RETINES est un des laboratoires de recherche de l’École Universitaire de Recherche Écosystèmes des Sciences de la Santé HEALTHY de l’Université Côte d’azur
2022-2025
Recherche financée par l’Union Européenne SIMUCARE
RECHERCHE EUROPEENNE IMMERSION SIMUCARE : En 2022 a été lancé une recherche, nommé Immersion 360. Une recherche financée par l’Union Européenne dans le cadre d’ERASMUS + en partenariat avec la haute école libre de Mosane (HELMO) et l’Université de Liège en Belgique, partenaire de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec les patients, de l’Université Coimbra au Portugal et de l’Université de Cluj-Napoca en Roumanie. Cette recherche menée entre 2022 et 2025 à pour but de réaliser une formation digitale à 360° interprofessionnelle en partenariat avec les patients en pédiatrie.
Quelques illustrations pratiques de la recherche ApAppS impliquant des patients dans la recherche et d’explications du contexte
Retour d’expérimentation d’un sociologue spécialisé dans les usages d’innovations en santé
L’application ApAppS
2021 :
Depuis la création de RETInES, Pascal Staccini, professeur des Universités à la faculté de médecine de l’Université Côte d’Azur – Praticien Hospitalier, Responsable du Département d’Information et d’Informatique Médicale (DIIM) du CHU de Nice et Co-Fondateur de SeGaMe, avec la participation de Luigi Flora et David Darmon du CI3P ont proposé les base de ce qui pourrait être un curriculae numérique au cours de la formation médicale à la conférence des doyens de facultés de médecine de France.
En 2021, À travers la chaire SMART CITY, également constituante de RETInES et en collaboration avec la villa Arson, nous sommes en cours de dépôt d’un projet de recherche transatlantique sur : la réduction des inégalités et des vulnérabilités; la Construction d’une société plus résiliente, inclusive et durable; la promotion d’une gouvernance démocratique et à la participation politique; l’accompagnement à la progression de l’innovation numérique responsable et inclusive; le développement d’un cadre favorable à une communication et des médias efficaces et précis
Fin 2021, alors que la recherche ApiAppS se termine au printemps, un second projet de recherche ApiAppS 2 a été proposé à l’Agence Nationale de la Recherche impliquant plus les patients, et début février l’ANR a rendu une évaluation favorable pour ce nouveau projet de recherche qui serait menées pour les 3 prochaines années
2020 : David Darmon, professeur de médecine générale coresponsable de l’axe Education de RETInES et codirecteur médecin du CI3P a présenté à l’automne 2020 ce groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s lors des journées internationales 2020 sur le partenariat de soin avec le patient
RETInES pour Risques, Epidémiologie, Territoire, INformation, Education, Santé fonctionne en 2020 sur la base de la direction de travaux de recherche des étudiants encadrés.
C’est ainsi que fin 2020, 4 thèses de doctorat en médecine générale ont intégré dans leur jury de soutenance un patient, le codirecteur patient du CI3P. Le thème de recherche sondait les différents public amené à fréquenter pour une raison ou une autre, les Infirmières de pratiques avancées, nouveau métier de la santé en France. D’autres patients mobilisés par le CI3P ont été impliqué, tant dans la révision de questionnaires d’entretien et de demande de consentement que dans certains entretiens.
D’autres thèses de médecine générale impliquent des patients comme celle par exemple relié à la recherche financée par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) ApiApps au cours de laquelle de patients évaluent des applications mobiles de santé en miroir d’évaluation de médecins généralistes. Une thèse est prévue pour être soutenue en 2021 et une seconde pour 2022.
Le prix de la thèse de médecine générale de 2020 a été décerné cette automne à partir d’un jury constitué également de patients partenaire.
Communications et articles publiés sur ses recherches
Flora L., Darmon D., Darmoni S., Grosjean J., Simon C., Hassanaly P., Dufour J.-C. (2024). Help with Prescribing Mobile Health Applications A Partnership Design in) »Experience in Health Innovation : Ephemeral Fashions or New Paradigm ? – Crossed perspectives in the health ecosystem », London :Editions Wiley, pp 227-237.
Flora L., Darmon D., Darmoni S., Gorsjean J., Simon C., Hassanaly P., Dufour J.-C. (2023). « L’aide à la prescription d’application mobiles de santé : Une innovation dans et par la relation médecin patient », dans L’expérience dans l’Innovation en santé : modes éphémères ou nouveau paradigme ? – Regards croisés dans l’écosystème de la santé ». Londres : Iste.
Emerson G. (2023). Évaluation du logiciel ApiAppS, outil d’aide à la prescription mobile de santé . Thèse de médecine générale, faculté de médecine, Université Côte d’Azur.
Goerlinger L. (2022). Évaluation d’applications mobiles en santé par les médecins et les patients dans le cadre du projet ApiApps. Thèse de médecine générale, faculté de médecine, Université Côte d’Azur.
Flora L., Darmon D., Darmoni S., Grosjean J., Simon C., Hassanaly P., Dufour J.-C. (2022). « Innover par l’aide à la décision dans la relation médecin-patient d’application mobiles : la recherche ApiAppS ». Le partenariat de soin avec le patient : analyses : Université Côte d’azur, N° 4, pp. 73-94.
Bouchez T.,Flora L., Ravot M., Darmon D. (2021) « L’accompagnement de thèse de médecine générale avec des patients, nouvelle piste pédagogique de partenariat de soin avec le patient« . 3ème Colloque interuniversitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, le 15 octobre 2021, Faculté de Médecine de Montpellier.
Flora L., Benattar J.-M., Darmon D. (2021). »Patient engagement process implemented by Center for innovation in patient and public partnership (CI3P), in education, care and research« . 1st North American conference on integrated Care patients includ, 4th-7th october 2021, Toronto, Canada. le 6 octobre 2021.
Flora L., Darmon D., Dufour J.C. (2021). » A mobilheath co-evalued by physicians and patients integrated to the medical consultation through decision support for care in the patient’s life« . 1st North American conference on integrated Care patients includ, 4th-7th october 2021, Toronto, Canada, présentation le 5 octobre 2021
Darmon D. (2020). RETInES, un groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec les patients, Journées internationale sur le partenariat de soin avec le patient des 28 et 29 septembre 2020
Le groupe interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s CHER-PA (pour CHERcheur.e.s et PAtient.e.s) s’est constitué de la réunion de membres du LAPCOS, un laboratoire de recherche d’anthropologie et de psychologies clinique, cognitives et sociales, du département d’Enseignement et de Recherche en Médecine Générale, le DERMG et du Centre dInnovation du Partenariat avec les Patients et le Public, le CI3P.
Le LAPCOS est un des laboratoires de recherche de l’École Universitaire de Recherche Écosystèmes des Sciences de la Santé HEALTHY de l’Université Côte d’azur
Un groupe d’analyse à travers la publication d’articles et de chapitres d’ouvrages
Depuis 2020, et au vu de ce que fut le choc de la pandémie mondiale, le groupe de recherche pénalisé dans al poursuite d’une recherche initiée avec le service d’évaluation et de traitement de la douleur du GHU d’Université Côte d’Azur a corédigé des articles tant sur ce groupe de recherche interdisciplinaire se constituant en partenariat avec les patients que sur l’impact de la pandémie, une lecture croisée au vu des prismes de vécu et d’expertise de chacun, donc en interdisciplinarité en partenariat avec le patient.
2023-2024 : Un travail d’analyse rédigé qui se prolonge en 2023 et 2024 par la participation à un ouvrage collectif sur la qualité de vie à paraitre aux Presses Universitaires de Rennes
2024 : Une des neuropsychologue enseignante du groupe CHERPA a coorganisé avec l’Unité INSERM neuropsychologie et neuro-imagerie de la mémoire de l’Université de Caen un colloque sur la recherche au sein de laquelle le partenariat patient a été présenté avec l’univers des possibles dans la recherche le 26 mars 2024. Un colloque qui a donné suite à un dossier spécial dans la revue de neuropsychologie avec des articles sur le partenariat de soin avec le patient
Faure S. (2024).. Le partenariat avec les patients en neuropsychologie : état des lieux et réflexions pour une nouvelle alliance en recherche. Revue de neuropsychologie. Vol. 16, N°4, pp. 217-231. doi:10.1684/nrp.2024.0806
Flora L. (2024). Le modèle de Montréal ou l’approche « patient-partenaire ». Revue de neuropsychologie. Vol. 16, N° 4, pp. 233-239. doi:10.1684/nrp.2024.0807
Enseignement & Recherche
Depuis 2022, un patient partenaire du CI3P, membre d’une association de patient (AFA RC-Chron) intervient e dans le cadre d’un cours de M1 intitulé Anthropologie de la coopération. Cette intervention a donné lieu à une première recherche en cours sur le partenariat patient dans la formation initiale des étudiants à la faculté de médecine de Nice Université Côte d’Azur, avec un éclairage particulier sur la formation recherche en cours des Examens Cliniques Observables Structurés (ECOS).
L’étudiante poursuit en 2023-2024 sa recherche en master 2 à partir de l’observation de l’ensembles des cours, sessions et séminaires de pédagogie médicale comme en sciences de la santé, coconçus et développés en partenariat de soin avec le.s patient.s, c’est à dire mobilisant des patients partenaires formateurs et/ou évaluateurs auprès d’étudiants en sciences de la santé.
2020-2021 : Les nouvelles figures du patient contemporain, avec lui
En 2020 a été programmé une journée d’étude sur les savoirs expérientiels des malades, des patients, intitulé les nouvelles figures du patient contemporain avec lui. La pandémie mondial ayant empêché cet évènement prévu au printemps 2020, il a été proposé d’organiser cet évènement en deux webinaires organisés fin 2020.
Or devant le succès au vu de la fréquentation, il a été décidé de poursuivre tout au long de l’année universitaire entamée, c’est ainsi que de novembre 2020 à mai 2021 ont été organisés mensuellement des rencontres que vous pouvez retrouver sur ce site Internet en cliquant ici .
Recherche action :
Entre 2020 et 2021, l’équipe constituée d’anthropologue, de psychologues, d’un médecin et de patients chercheurs et intervenant en éducation thérapeutique du patient (ETP) se sont associés à une équipe médicale pour initié INOVPAIN, une recherche au sein du service d’évaluation et de traitement de la douleur du CHU-GHT de Nice. Une recherche qui, si elle a été freinée du fait de la pandémie a été réactivée depuis le début du printemps 2021 à travers la mise en place d’une Web-TV d’information à la neurostimulation médulaire. Ce média, fruit de l’analyse des premiers entretiens exploratoires réalisé juste avant le premier confinement en conséquence de la pandémie mondiale toujours d’actualité comporte, dans une approche globale de courts entretiens avec des médecin-chirurgien, infirmière, assistante sociale et patients.
Publications
L’équipe a également publié deux articles sur l’impact de la pandémie en 2020 et 2021 :
Bonardi C., Karcher B., Collazzo G., Barbaroux A., Balez E., Faure S., Halloy A., Flora L. (2021). « Partenariat avec les patients : , les leçons d’une pandémie« , Neuropsychologie, 13 (2), pp. 116-120.
De la fin d’automne 2020 a initié une série de webinaires qui se sont prolongés jusque la fin du printemps 2021, une série de rencontre avec des patients contemporains et/ou avec des chercheurs s’y intéressant ont donné lieu aux enregistrements présentés ci dessous
Ces webinaires résultaient d’une adaptation d’une journée d’étude initialement prévue au coeur d’une semaine du partenariat patient prévue fin mars début avril 2020. Une semaine qui n’a pu se tenir du fait des conséquences de la pandémie dont la programmation s’est étirée du fait du nombre de participants intéressés par le thème choisi.
https://www.youtube.com/watch?v=JAcx9gdQJuw
https://www.youtube.com/watch?v=6pckneRHThw
https://www.youtube.com/watch?v=3HxBJ7viX_s&t=1s
BIBLIOGRAPHIE
Bonardi C., Karcher B., Collazzo G., Barbaroux A., Balez E., Faure S., Halloy A., Flora L. (2021). « Partenariat avec les patients : , les leçons d’une pandémie« , Neuropsychologie, 13 (2), pp. 116-120.
Implication de patient(s) dans l’accompagnement de thèse de médecine générale de concert avec le thésard et le directeur d’étude (1) :
2022 : Une thèse de médecine générale en cours sur l’expérimentation en consultation de l’application qui intègre les apps de santé à travers des mises en situation avec des internes en médecine générale et des patients partenaires (En prolongement d’une recherche de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).
2020-2021 : Trois thèses de médecine générale mobilisent des patients impliqués au CI3P dans le cadre de l’évaluation d’applications mobiles, à partir d’une grille d’évaluation validée et en objectif secondaire évalue le degré de pertinence de la grille validée (dans le cadre d’une recherche de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).
2021 : Participation de 4 patients partenaires impliqués avec le CI3P au jury de prix de la thèse en médecine générale à l’automne 2021 et remise du prix avec une patiente, un enseignant médecin généraliste et un maitre de stage lors de la rentrée solennelle 2021-2022, le 24 novembre 2021.
2020 : Une thèse de médecine générale a mobilisé des patients impliqués au CI3P dans le cadre d’une recherche sur la perception de la population, des patients et des médecins généralistes sur les infirmières de pratiques avancées (IPA), quatre thèses croisées sur ce sujet ont été soutenues avec succès en décembre 2020. Un travail disponible sur demande. Un article est en attente de publication dans la revue Santé Publique.
2020 : Une piste développée à partir des savoirs expérientiels d’un patient-partenaire co-chercheur ayant adapté son environnement numérique qui lui permet l’autogestion d’une de ses maladies chronique à travers la réalisation de courbes de constantes relevées par objets connectés vendus en discount aux normes Européennes à donner lieu une première phase d’étude de faisabilité a été réalisée en 2020. Cette recherche n’a pas dépassé l’étape de faisabilité.
2020 : Une première soutenance de thèse en médecine générale avec un patient chercheur titulaire d’un doctorat au sein du jury en 2020 au cour de laquelle quatre thèses de médecine générale ont été présentées
2020 : Un travail exploratoire est en cours avec une patiente co-chercheure, diplômée en 2019 du DU Art du Soin en Partenariat avec le patient, sur ce qui pourrait prendre la forme d’une « biblio-thérapie « .
2. Une recherche exploratoire est menée au sein du service d’évaluation et de traitement de la douleur des hôpitaux du CHU de Nice. Elle s’organise avec l’équipe du service, des chercheurs anthropologues et psychologue du LAPCOS (laboratoire d’anthropologie et de psychologie clinique, cognitive et sociales de l’Université Côte d’Azur, deux patients partenaires co-chercheurs du CI3P et un médecin généraliste.
Les chabots et applications ont été évaluées par des tandems médecin-patient et triangulées avec la littérature scientifique pour créer un dispositif d’analyse critique pour les utilisateurs médecins prescripteurs et patients. (2) Cette recherche qui sera close au printemps 2022 a donné lieu au dépôt d’un projet ApiAppS 2 auprès de l’ANR qui a reçu en février l’aval de la poursuite de constitution de dossier pour cette seconde recherche sur les applications mobiles digitales qui seront accessibles dans mon espace santé
4. Une étude de faisabilité concernant l’adaptation d’un patient partenaire co-chercheur de son équipement d’objets connectés d’auto-mesure de constantes utiles dans l’auto-mesure de patients atteints de la Covid-19 aujourd’hui close.
5. Un projet de recherche « Nos gestes, nos soins » préalablement intitulé « Corps en soin.s » et en phase exploratoire : y compris vis à vis de son intitulé. C’est dans le cadre d’un projet de recherche-création pluridisciplinaire (art documentaire, danse, sciences sociales, médecine), qu’est en cours de constitution d’un collectif composé de patient.e.s partenaires, chercheurs, anthropologue et philosophe réalisatrice de documentaires et artistes, un danseur de l’Opéra de Paris. Un projet pour lequel l’équipe de partenaire de recherche seront en résidence à la Villa Arson au printemps 2022. Un projet qui s’élargit à l’international avec l’Université Laval de Québec au Canada.
En partant du vécu de patient.e.s chroniques et d’aidant.e.s proches, il sera élaboré avec des cinéastes et des danseurs par la réflexion à une grammaire du soin singulière à chacun pour créer des images et une performance chorégraphique. Tout le processus sera développé en collaboration et permettra de créer des matériaux au fur et à mesure de la création (enregistrements sonores, vidéos, articles scientifiques et représentations dansées). Quelques patientes nouvellement diplômées depuis le 11 juin dernier du DU à l’Art du Soin en partenariat avec le patient et avec le patient ont déjà eu un premier entretien concernant ce projet.
`Résumé :“Si tu sais faire passer la douleur” est une proposition de recherche-création mêlant cinéma documentaire et performance de danse en partant des vécus singuliers de trois personnes atteintes de maladie chronique. Le film documentaire suit le processus d’archivage de leurs gestes quotidiens de soins et de transposition par un danseur. Comment chacun et chacune est affecté par la rencontre des vécus, des matières et des disciplines ?
“Ce qui m’intéressait dans la maladie chronique, ce n’était pas seulement la manière dont elle évoluait en intensité selon les moments, mais aussi et surtout la manière dont elle finissait par s’installer et faire de la vie quotidienne son « chez soi ». (…) La vie de tous les jours ne se distingue plus de l’expérience de la maladie et de ses différentes formes de manifestation, y compris pendant les rares moments de répit. La maladie se niche dans la vie, et la vie dans la maladie.” Todd Meyers: Chronique de la maladie chronique, PUF, 2017
6. Des patients et un médecin généraliste participent au groupe CHERPA* au sein du LAPCOS, un groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s avec production de deux articles en 2020, l’un francophone, l’autre anglophone en cours de publication (3), tous deux rédigés durant le confinement de la pandémie actuelle. En 2021, un autre article a été commandé sur les perspectives croisées d’un an de pandémie (4)
Présentation du groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s CHERPA
7. Une seconde équipe interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s s’est constituée avec le CI3P, RETInES (Risques, Epidémiologie, Territoire, Information, Education Santé), le CI3P étant principalement responsable de l’axe Education ( formation).
Présentation du groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le.s patient.s RETInES
RECHERCHE EUROPEENNE IMMERSION SIMUCARE : En 2022 a été lancé une recherche, nommé Immersion 360. Une recherche financée par l’Union Européenne dans le cadre d’ERASMUS + en partenariat avec la haute école libre Mosane (HELMO) et l’Université de Liège en Belgique, partenaire de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec les patients, de l’Université Coimbra au Portugal, de l’Université de Cluj-Napoca en Roumanie et des CI3P et DERMG pour Université Côte d’azur en France. Cette recherche menée entre 2022 et 2025 à pour but de réaliser une formation digitale à 360° interprofessionnelle en partenariat avec les patients en pédiatrie.
8. Les membres du CI3P, codirecteurs et patients partenaires sont impliqués dans les conseils scientifiques :
Un membre du CI3P est membre du jury décernant des prix d’innovations santé par la Fédération Hospitalière de France (FHF) en 2020 et en 2021
un membre du CI3P est membre du jury Transmedtech pour le Fond de Recherche du Québec intégrant à travers des bourses de recherche des chercheurs dans l’incubateur de Polytechnique Montréal à partir de projets interdisciplinaire entre ingénieurs et équipes de soin des CHU francophone et anglophones de Montréal.
9. Les membres du CI3P, codirecteurs et patients partenaires ont été impliqués dans les conseils scientifiques suivant :
11. En 2021 a été constitué un projet de recherche ERASMUS+ dont la réponse de l’union Européenne a été positive et le programme de recherche. Le 16 février 2022 a donné lieu au lancement de ce projet de 3 ans avec les universités de 4 états membres de l’union Européenne, la Belgique avec HELMo, de l’Université de Liège, partenaire du CI3P au sein de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec les patients, un réseau constitué fin 2019 dans le prolongement du 1er colloque international sur le sujet en France, le CI3P et l’Université Côte d’azur pour la France, et deux universités Portugaise et en Roumanie.
Il s’agit d’un projet de recherche en pédagogie des sciences de la santé en partenariat avec les patients autour en pédiatrie .
12. En 2021, À travers la chaire SMART CITY, une chaire constituante du groupe de recherche RETInES et en collaboration avec la villa Arson, a déposé avec deux universités Brésilienne et Canadienne un un projet de recherche transatlantique sur : la réduction des inégalités et des vulnérabilités; la Construction d’une société plus résiliente, inclusive et durable; la promotion d’une gouvernance démocratique et à la participation politique; l’accompagnement à la progression de l’innovation numérique responsable et inclusive; le développement d’un cadre favorable à une communication et des médias efficaces et précis. Un projet abandonné pour raison administrative avec le partenaire brésilien
13. Un axe de recherche sur l’implication des patients dans la recherche, les patients chercheurs, cochercheurs et les formes de partenariat a été lancé le 17 février 2022. Composé d’un groupe comportant deux organisations membre de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec le.s patient.e.s, le Ciric-Brio de Bordeaux et le Centre d’Innovation du Partenariat avec les patients et le public (CI3P) d’Université côte d’azur, le groupes initial a également réuni des membres des Oncopoles de Nouvelles aquitaine et d’Occitanie de Bordeaux et Toulouse, de l’oncopole d’Auvergne Rhône Alpes, de la chaire de démocratie en santé de Provence Côte d’Azur, du SESSTIM de l’Université Aix Marseille, du laboratoire Ecève de l’Université de Paris, du Centre Emile Durkheïm, de l’Unité de recherche 4360 APEMAC de l’Université de Lorraine, de l’INSERM – CERPOP de Toulouse et de sociologue de l’Université de Bordeaux, ce groupe à l’intention de mener une réflexion étayée sur « La recherche en santé : à la recherche des patient∙es partenaires OuÀ la recherche des patient∙es partenaires :regards croisés sur des expériences de co-construction en santé »
* CHERPA groupe de recherche associant CHErcheurs et PAtients
(1). Le 15 octobre 2021 : Bouchez T., Flora L., Ravot M., Darmon D. « L’accompagnement de thèse de médecine générale avec des patients, nouvelle piste pédagogique de partenariat de soin avec le patient« . 3ème Colloque interuniversitaire sur l’engagement des patients dans la formation médicale, le 15 octobre 2021, Faculté de Médecine de Montpellier.
(2) Le 5 octobre 2021 : Flora L., Darmon D., Dufour J.C. (2021). » A mobilheath co-evalued by physicians and patients integrated to the medical consultation through decision support for care in the patient’s life« . 1st North American conference on integrated Care patients includ, 4th-7th october 2021, Toronto, Canada.
(4) Bonardi C., Karcher B., Collazzo G., Barbaroux A., Balez E., Faure S., Halloy A., Flora L. (2021). « Partenariat avec les patients : , les leçons d’une pandémie », Neuropsychologie, 13 (2), pp. 116-120.
(5) Benattar J.-M., Flora L. (2019). » Philippe Barrier, autonormativité et créativité : la leçon du handicap », dans l’ouvrage (Dir. Cabral M., Mamzer M.-F.). Médecins, soignants osons la littérature : un laboratoire virtuel pour la réflexion éthique. éditions Sipayat, pp. 30-32.
(6) Benattar J.-M., Desserme R. (2019). « Martin Winckler, le cœur des femmes », dans l’ouvrage (Dir. Cabral M., Mamzer M.-F.). Médecins, soignants osons la littérature : un laboratoire virtuel pour la réflexion éthique. éditions Sipayat., pp.179-181.
(7) Benattar J.-M., Flora L. (2021). « Philippe Barrier, autonormatividade e criatividade: a lição da deficiência », in (Coord. Mamzer, Cabral), (O) usar a literatura : um laboratório virtual para reflexão Sauda, pp. 30-32.
(8) Benattar J.-M., Desserme R. (2021). »Martin Winckler, o coração das mulheres », in (Coord. Mamzer, Cabral), (O) usar a literatura : um laboratório virtual para reflexão Sauda, pp. 179-181.
Le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public s’organise en partenariat avec diverses institutions et organisations de fait que sont :
Au sein de l’École Universitaire de Recherche Écosystèmes des Sciences de la Santé HEALTHY de l’Université Côte d’azur
Le Département d’enseignement et de recherche en médecine générale (DERMG)
Le laboratoire de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le patient RETINES (Risques, Epidémiologie, Territoire, INformation, Education en Santé)
Le laboratoire d’Anthropologie et de psychologie clinique, cognitive et sociales (LAPCOS) à travers le groupe de recherche interdisciplinaire en partenariat avec le patient CHER-PA (CHERcheurs- PAtients)
L’esprit critique Niçois, initiative des étudiants en médecine de la faculté de médecine de l’Université Côte d’Azur
L’association citoyenne : La Maison de la Médecine et de la Culture (MMC)
Partenariat inter-universitaire :
Le Centre de recherche juridique de l’Université Paris 8 (CRJP8), Université Paris-Lumières
Partenariat international
La Direction Collaboration et Partenariat Patient (DCPP) et le Centre d’Excellence du Partenariat avec les Patients et le Public (CEPPP) de l’Université de Montréal, Québec, Canada
Le Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) créé au cours du second semestre 2019 a pour objectif premier de permettre au sein du système de santé l’exercice pluri-professionnel et à la démocratie sanitaire en partenariat avec les patients, proches et citoyens.
Le partenariat de soin avec le patient, une approche développée initialement à la Faculté de médecine de l’université de Montréal par le bureau Facultaire de l’expertise patient partenaire (BFEPP) de 2010 à 2013 puis depuis par la Direction Collaboration et Partenariat Patient (DCPP), avec qui le CI3P collabore, a été adapté tout en en conservant l’esprit par le CI3P. Ce centre d’innovation a pour mission le développement du partenariat avec les patients dans l’enseignement en médecine et en sciences de la santé, dans les milieux de soins et la recherche. Université côte d’azur a d’ailleurs intégré depuis que le CI3P développe ces activités dans le cadre des missions telles que précisées une politique de recherche intégrant pleinement cette approche
Historique
Depuis 2015 en France, la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC), un collectif de citoyens, réunis par et autour de son fondateur le docteur Jean-Michel Benattar, médecin de ville, permet de réunir localement des citoyens, qu’ils soient patients, proches, étudiants en sciences de la santé, professionnels de santé en exercice, et/ou universitaires.
C’est de cette première forme d’organisation qu’a été conceptualisée, puis initiée en depuis janvier 2018 une « UniverCité du Soin ». Elle est composée d’une université populaire autour des questions de santé organisée par la MMC, l’organisation de séminaires internationaux et inter universitaires avec l’Université de Lisbonne en 2018 et 2019, le département d’éthique de la faculté de médecine de Descartes, Université de Paris en 2019 avec l’Université Côte d’Azur) de la Médecine Narrative adaptée à la philosophie de l’Art du Soin, c’est-à-dire ouverte à tous les citoyens, en formation initiale (ouvert aux étudiants en médecine) et continue à travers le Diplôme Universitaire (DU) Art du Soin en partenariat avec le patient primé en 2018 par le prix PEPS de l’innovation pédagogique dans la catégorie formation tout au long de la vie.
2019 a vu s’enrichir cette UniverCité du Soin, à travers le partenariat entre les citoyens par le biais de la MMC et la faculté de médecin, du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients de le Public (CI3P), qui, outre la co-conception et mise en œuvre des premiers cours mobilisant des patients formateurs au sein du cursus initial d’enseignement des études de médecine a coordonné et organisé en octobre 2019 le 1er colloque international sur le partenariat de soin avec le patient en France à la faculté de médecine et au CHU de l’Université Côte d’Azur, permettant ainsi un premier état de l’Art non exhaustif des pratiques en France et de la nature des partenariats développés.
Organigramme
Pour accomplir ses missions, le CI3P s’est doté les deux premières années d’une codirection médecin-patient, d’un médecin coordinateur organisationnel, d’un comité de Pilotage (COPIL) composé d’enseignants-chercheurs de différentes disciplines, de patients et citoyens membres de la Maison de la Médecine et de la Culture (MMC) et s’est organisé dans le cas du lancement d’une chaire de recherche d’un comité scientifique qui serait constitué de médecins, de patients et proches, comme de chercheurs de sciences humaines et sociales avec les organisations partenaires que sont le DERMG, la MMC et le LAPCOS .
La place du partenariat de soin avec le patient dans la politique de recherche d’Université Côte d’Azur